LA TRIBUNE DIMANCHE – Au début du conflit en Iran, vous vous montriez confiante pour la sécurité d’approvisionnement en gaz. Deux mois plus tard, votre appréciation a-telle changé ?

Catherine MacGregor – Nous restons relativement confiants en ce qui concerne la sécurité d’approvisionnement en gaz en Europe. Il n’y a pas d’inquiétude sur un risque de pénurie cet hiver, mais nous nous attendons à de la volatilité sur les prix. Pour l’heure, ils se sont stabilisés entre 40 et 50 euros du mégawattheure en Europe.

Il est, en revanche, très difficile de se prononcer sur les niveaux de prix que nous pourrions avoir cet hiver car cela dépend de nombreux facteurs : la durée du conflit, les conditions météorologiques, la demande en Asie, l’élasticité de cette demande avec la possibilité d’un recours plus accru au charbon ou encore la demande de l’Europe et la résistance de l’économie à ce nouveau choc. Ce qui importe, c’est notre capacité à remplir les stocks à des niveaux satisfaisants.

Nous devons être capables à la fois de rémunérer nos actionnaires, d’investir dans la transition énergétique et de maintenir des coûts abordables.

Aujourd’hui, l’injection a débuté normalement et nos principaux scénarios montrent qu’il ne devrait pas y avoir de problème. Actuellement, les stocks en Europe et en France sont remplis à hauteur de 35 %, en moyenne. C’est légèrement inférieur au niveau observé à la même période l’année précédente [41 % en Europe et 45 % en France, le 7 mai 2025] mais conforme aux moyennes au cours des dernières années.

En conséquence de la guerre en Iran, TotalEnergies a dégagé un bénéfice de 5,8 milliards d’euros, en hausse de 51 %, au premier trimestre. De son côté, Engie a enregistré un résultat en recul de 7 %. Comment l’expliquez-vous ?

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