Pour son grand retour sur scène, Céline Dion a annoncé seize concerts à Paris La Défense Arena entre le 12 septembre et le 17 octobre 2026. Après ses résidences à Las Vegas, la star internationale va donc s’installer un temps dans la capitale. Si la série de l’automne prochain se distingue par sa durée relativement longue, le concept n’est en revanche pas nouveau et ne se résume pas qu’à la seule chanteuse québécoise. Les 15 et 16 mai, le rappeur Jul va ainsi poser ses valises au Stade de France pour deux dates inédites, avant de laisser la place à Aya Nakamura, qui s’y produira les 29, 30 et 31 mai. Pas de tournée au programme pour ces artistes, juste quelques shows exceptionnels.

Qu’elle soit plus ou moins courte, la résidence – aussi appelée la demeure artistique – semble avoir la cote.

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Mais d’où vient ce concept et comment est-il arrivé en France ? Certains professionnels de la musique n’apprécient guère l’usage du terme « résidence » pour parler du fait qu’un artiste performe au même endroit pendant plusieurs spectacles. À l’origine, la résidence artistique désigne en effet « l’accueil des artistes à un endroit pour faciliter leur rencontre et leur donner des moyens pour créer », explique David Bourbonnaud, directeur de l’Institut supérieur des techniques du spectacle (ISTS).

Cet abus de langage est malgré tout devenu usuel à mesure que le concept a pris de l’ampleur. Un lieu a notamment permis de le faire connaître du grand public : Las Vegas. Dès les années 1960 et 1970, des stars comme Frank Sinatra et Elvis Presley s’installent dans la mythique ville de l’ouest des États-Unis…