À Berne, comme dans d’autres ambassades américaines en Europe, les rendez-vous se multiplient. Des milliers d’Américains expatriés renoncent à leur passeport, quand ils n’étaient que quelques centaines, dans les années 2000, relate le quotidien suisse 20 Minuten

Et ce, alors que la procédure pour y parvenir est assez compliquée. La plupart des demandes se retrouvent sur liste d’attente, et celle-ci peut durer jusqu’à un an. De plus, se délester de sa citoyenneté a un coût : si les frais officiels ont récemment été réduits de 2350 à 420 dollars, d’autres frais, d’avocats notamment, font grimper la facture. Au final, la démarche revient à 7000 voire 10 000 dollars.

Mais pourquoi un tel renoncement ? La principale motivation serait financière : les États-Unis taxent leurs citoyens indépendamment du lieu de résidence. Mais le retour au pouvoir de Donald Trump pourrait être une autre raison. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par le journal britannique The Guardian, cité par 20 Minuten. Ainsi une américano-norvégienne de 36 ans assure ne pas vouloir « faire partie d’une dictature. »