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Les Champs-Élysées, les abords du Parc des Princes, les bretelles du périphérique… à chaque fois la même chorégraphie lamentable, avec les mêmes acteurs. Mercredi, au terme d’une soirée haletante où le PSG a éliminé le Bayern Munich en demi-finale de la Ligue des Champions, on a encore vu des mortiers d’artifice tirés comme des obus et des voitures de police ciblées par des projectiles jetés par des jeunes dont on devine, sans même les voir, le profil. Au total, 127 personnes ont été interpellées en région parisienne, en marge des célébrations de la victoire, et 95 personnes ont été placées en garde à vue, selon le parquet de Paris.
C’est le rituel prévisible de la France contemporaine : toute grande joie collective se transforme en prétexte à la casse. « Panem et circenses » (du pain et des jeux «) a laissé place aux pains après le jeu. Dans notre pays, aujourd’hui, le bonheur éphémère, quand il arrive, que ce soit par une qualification européenne, un 14 juillet…
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