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Pendant le week-end de la Pentecôte, les samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai 2026, Thierry Cazier, peintre et sculpteur, ouvrira au public son atelier situé au lieu-dit « Peussot » à Queaux, dans le cadre de la 12e édition du circuit des ateliers d’artistes de la Main Bleue. L’artiste dévoile son parcours atypique : « J’ai grandi dans une cité proche de Port Marly, à Bougival. J’ai d’abord fait un CAP de tapissier décorateur et exercé ce métier en région parisienne. Puis, à 21 ans, j’ai tout quitté pour aller découvrir le sud de la France. J’ai eu neuf mois d’arrêt à la suite d’un accident de moto. J’ai passé deux ans près d’Argenton dans la Creuse. En 1983, j’ai acheté une maison dont il ne restait que les murs à Queaux que j’ai entièrement retapée. Ce qui m’a attiré ici, c’est l’environnement, la vallée de la Vienne, les rivières. »
Il peint pour la première fois sur un marché
Autodidacte, Thierry Cazier a toujours dessiné et sculpté. Au début des années 80, il commence la peinture avec des aquarelles légères, précises et délicates. Il produit des œuvres figuratives, des paysages, en quête de lumière. Il devient artiste professionnel et participe à des salons au cours desquels il gagne de nombreux prix.
Ensuite, il effectue des expositions personnelles. En 1988, il découvre la technique rapide de l’acrylique. Par la suite, il travaille la peinture à l’huile, qu’il apprécie pour l’épaisseur de la matière et la liberté que donne un temps de séchage long. Pendant une dizaine d’années, il suit des cours de dessin à partir de modèles vivants, en compagnie de Gilles Thomas, autre artiste caïocain. Il poursuit en même temps la sculpture avec le modelage de la terre, le fer, le plâtre, la résine, le bois flotté, puis le bronze qu’il travaille avec Abdoulaye Gandema, maître bronzier burkinabé, et Bernard Lucas, ferronnier et coutelier, avec qui il fabrique un outil spécial pour ébarber les bronzes. Actuellement, il réalise des sculptures féminines douces et sensuelles en bois de palettes. Il est toujours en recherche : ses huiles jouent avec l’eau et ses reflets lumineux ; ses acryliques en grand format s’attachent à des silhouettes imaginaires, des corps de femmes dynamiques, des villes embrumées ; ses aquarelles oniriques s’appuient sur des jeux de perspectives déformées et reconstruites comme celle de L’enfant qui fait s’envoler les pigeons ou celle du Funambule sur une cour d’hôtel particulier vu à Toulon. Thierry Cazier expérimente : « Pour la première fois, j’ai apporté mon chevalet sur un marché et j’ai peint les personnes sur le vif. J’ai été surpris de l’accueil positif du public. Je vais continuer cette démarche de partage en direct qui confronte au regard des autres. »
La Main Bleue, circuit des ateliers d’artistes du Sud-Vienne, du 23 au 25 mai. Entrée libre.