La demande de trains pour les destinations touristiques européennes, comme Paris, Marseille ou Venise, ne cesse d’augmenter en Suisse romande. De nouvelles liaisons sont en projet et d’autres pourraient être pérennisées.

Depuis le 16 avril, il est possible, une fois par jour, de rallier Marseille depuis Lausanne sans changement, une offre printanière conjointe des CFF et de TGV Lyria qui arrive cette année deux mois et demi plus tôt qu’une desserte similaire qui existait déjà, mais uniquement entre juillet et août. Elle sera aussi prolongée jusqu’à début novembre.

« À cause des travaux sur le réseau des CFF, nous ne sommes pas capables de produire les trains habituels entre Lausanne et Paris via Genève. Du coup, on a une rame à disposition entre mi-avril et début novembre », explique Gert Fässler, directeur commercial de TGV Lyria, dans le 19h30. « Donc on la met à disposition pour une liaison directe entre Lausanne et le sud de la France. »

Vers Londres

En 2025, les CFF ont enregistré 12 millions de clients sur ces lignes internationales. Et en dix ans, la demande a plus que doublé. « Par exemple, les TGV entre la Suisse et la France, ça correspond aujourd’hui à plus d’une centaine d’avion », souligne le porte-parole de CFF Frédéric Revaz vendredi dans le 19h30.

Si de telles lignes existent déjà depuis la Suisse romande vers Paris, Venise et Marseille, des discussions sont en cours pour d’autres liaisons directes, vers Rome, Barcelone ou encore Londres. Les CFF prévoient pour cela d’investir mais aussi de louer des trains à l’avenir.

« L’objectif, c’est de capter un maximum de ce marché et de permettre aux gens de se déplacer en train, et de concurrencer l’avion » sur certaines destinations, explique Frédéric Revaz. « On parle beaucoup du Londres. »

Plusieurs obstacles

Les terminaux douaniers constituent toutefois une difficulté. L’autre, c’est de pouvoir s’insérer dans le trafic des lignes à grandes vitesses. Et pas seulement à l’étranger, souligne-t-il. « On a le réseau ferroviaire le plus densément utilisé au monde, c’est une sorte de métro à l’échelle nationale. Donc la difficulté, pas seulement à l’étranger, c’est d’intégrer les nouveaux trains dans les créneaux aussi en Suisse. »

Au sein de cette offre, les trains de nuits représentent seulement 5% des trajets. Ils sont gérés par les chemins de fer autrichiens, au départ de Zurich et Bâle et en direction d’Amsterdam, Berlin, Hambourg, Cologne, Leipzig, Dresde, Prague, Graz, Vienne, Budapest, Ljubljana et Zagreb. Le projet de ligne Bâle-Copenhague-Malmö a été abandonné.

Victoria Cora/jop avec ats