Le chanteur était l’invité d’Éric Jean-Jean dans «Fréquenstar», ce dimanche 10 mai sur W9. L’occasion pour l’artiste de se confier sur la mère de ses deux enfants.

«Papa, maman vont devenir amis, ça ne veut pas dire que tout est fini», écrit Jérémy Frérot  dans sa chanson Adieu en 2024. Un titre né de sa récente séparation. Après six ans d’amour et deux enfants, Lou et Sacha, Laure Manaudou  et le chanteur ont mis fin à leur relation. Pudique sur sa vie privée, l’artiste avait choisi de se confier en chanson. Invité d’Éric Jean-Jean dans «Fréquenstar» diffusé ce dimanche 10 mai sur W9, Jérémy Frérot est revenu sur la genèse de cette chanson autobiographique.

«Je n’ai jamais été adepte de cette école qui raconte que quand tu écris des chansons, c’est une thérapie. Ça ne m’a jamais vraiment touché, commence-t-il par expliquer. En plus, je me suis rendu compte que plus tu étais sincère dans tes chansons, plus elles étaient autobiographiques, plus les gens pouvaient s’y reconnaître dedans. Ça devenait universel. Au moment d’expliquer ce qui allait advenir de ma famille à mes enfants, je leur ai dit : “Il y a un amour qui vous crée, maintenant il y a un amour qui va vous élever”. C’est comme ça que la chanson est arrivée. J’ai eu besoin d’écrire cette chanson parce que j’avais besoin d’enlever ça de ma tête pour écrire les autres. C’est ce qu’il s’est passé», a-t-il poursuivi.


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Pourtant, malgré tout le tragique qu’il peut y avoir dans une séparation, celle-ci a été bénéfique pour le chanteur sur au moins un aspect. Elle lui a permis de reprendre contact avec Florian Delavega, deuxième membre de leur binôme emblématique Fréro Delavega. «C’est arrivé parce qu’on venait tous les deux de se séparer. On s’est retrouvés tous les deux chez lui à se parler à se dire comment c’est dur une séparation, à se dire les choses pour de vrai. C’était incroyable ce moment», a-t-il témoigné.

L’occasion pour l’artiste de revenir sur son histoire commune avec Florian Delavega : «On ne pourra jamais s’oublier. Je pense à lui tous les jours dans ce que je fais. La montée a été tellement fulgurante. Ce groupe n’a jamais eu de moment descendant. À un moment donné, je pense que Flo étant leader de ce groupe-là et ayant beaucoup de charges sur les épaules, tandis que moi je profitais de chaque moment, je n’ai pas remarqué qu’il avait trop de poids sur les épaules. Je n’en ai pas assez pris, je ne l’ai pas assez soulagé et donc il a pété un câble. Bien sûr, je m’en veux. Ce sont des regrets qui sont de bons regrets parce qu’aujourd’hui je suis là, je fais le troisième album tout seul et j’en suis très fier. Mais, mon premier album solo, c’était le pansement des Fréro Delavega. J’ai fait une dépression énorme parce que je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ça s’était arrêté».