Ce lundi 11 mai 2026, à 20h55, la chaîne Arte diffuse le long-métrage Le Brigand bien-aimé, réalisé par Henry King et Irving Cummings. Après la guerre de Sécession, une compagnie ferroviaire exproprie plusieurs propriétaires de terres situés sur le parcours de leur rail. Ils n’hésitent pas à utiliser l’intimidation et la violence pour les faire partir.
Jesse et Franck doivent fuir leur terrain pour espérer rester en vie. Amers et prêts à se venger, ils deviennent alors de redoutables bandits. Si ce western de 1939 a tous les éléments pour plaire aux fans du genre, il a marqué à jamais l’histoire du septième art et l’utilisation des animaux lors des tournages.
Souvenez-vous, dans l’une des scènes, deux chevaux de cow-boys chutent d’une falaise. À l’époque, ce type de scènes était totalement réelles et les réalisateurs avaient ainsi fait jeter dans le vide ces montures pour les besoins de son film. Un scandale pour l’American Humane Association (AHA), une association de défense des animaux, qui décide alors d’agir.
« On ne peut pas forcer un animal », explique un défenseur
Comme nous l’expliquent nos confrères de France info, le groupe installe alors un bureau à Hollywood pour veiller au respect des bêtes durant les tournages. Il faudra cependant attendre 1972 pour que soit lancé la certification « No animals were harmed » (aucun animal n’a été maltraité ndlr.). Le premier film à le déposer officiellement est Le Gang des dobermans, de Byron Chudnow, sorti en 1973.
« Maintenant, on ne soumet plus les animaux. On les incite à faire des choses en les récompensant, avec de la nourriture par exemple », explique Paul Lefranc, de la société de dressage Animaux du Film : « On ne peut pas forcer un animal », confirme un autre défenseur. Si ce label n’est pas obligatoire pour la diffusion d’un film, les diffuseurs y tiennent.
Ces dernières années, les animaux sont devenus de véritables acteurs, voire des stars à part entière comme Uggie, le terrier Jack Russell, vue dans The Artist (2011) et mort en 2015, ou plus récemment, Messi, le chien du film Anatomie d’une chute, qui a fait sensation sur le tapis rouge des Oscars en 2024. Une protection animale nécessaire et validée.