MUNICIPAL. La Ville de Drummondville ouvre son appel annuel aux artistes professionnels et en voie de professionnalisation afin qu’ils proposent une œuvre qui pourrait enrichir la collection municipale.
L’acquisition d’œuvres d’art a pour principal objectif de reconnaître les artistes professionnels et les artistes de la relève professionnelle œuvrant à Drummondville ou étant originaires de Drummondville et de sa région, en rassemblant des œuvres d’art de qualité et exécutées par des artistes dont le rayonnement est démontré.
Par cet appel, la Ville dit, dans un communiqué de presse, souhaiter mettre en valeur des artistes qui affirment leur démarche avec sensibilité et audace et les invite à faire rayonner leur talent à travers des réalisations fortes et porteuses de sens. Les œuvres recherchées doivent être des créations originales, représentatives de la diversité des arts visuels, tant par les médiums utilisés que par les disciplines explorées. L’acquisition d’œuvres d’art vise également les artistes en début de carrière qui créent des œuvres pour leur propre compte et qui possèdent une formation en art reconnue, des compétences reconnues par leurs pairs dans leur discipline et qui ont diffusé des œuvres au moins une fois en public dans un contexte professionnel.
«Cette initiative témoigne de l’engagement de la Ville envers la création artistique locale en lui offrant une visibilité au cœur des lieux publics et des environnements de travail municipaux, affirme le maire Jean-François Houle. En intégrant des œuvres d’art dans ses espaces, Drummondville introduit du même coup de la beauté et une invitation à la contemplation dans le quotidien de ses citoyens. C’est une démarche qui allie culture, fierté et ouverture sur la communauté.»
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la politique d’acquisition et de gestion des œuvres d’art de la Ville de Drummondville, adoptée en 2021, qui vise à bâtir une collection représentative de la communauté et des courants artistiques actuels.
Pour en savoir plus, les artistes intéressés peuvent consulter les critères d’admissibilité au drummondville.ca/acquisition-art et soumettre leur proposition en remplissant le formulaire accessible au même endroit d’ici le 14 juin. (LPS)
Œuvres acquises en 2025
«Le jardin des naufrages»
Né à Drummondville en 1993, Claudel Lauzière Vanasse détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal ainsi qu’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à Paris. Depuis 2019, il enseigne les arts visuels au Cégep de Drummondville en plus d’être, depuis 2024, directeur des opérations à la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement, où il s’implique activement dans le développement artistique et culturel. Artiste multidisciplinaire, il déploie sa pratique entre la peinture, les arts numériques et l’installation. «Le jardin des naufrages» évoque la beauté trompeuse des hauts-fonds coralliens, où les récifs dressent leurs pièges silencieux sous la surface.
«Les arbres communiquent entre eux»
Originaire de Drummondville, Nelly-Ève Rajotte vit et travaille à Montréal. Artiste visuelle et médiatique, elle enseigne à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal. Ses créations ont été présentées dans plusieurs institutions et festivals, dont le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée d’art de Joliette, la Fonderie Darling, MUTEK, Transmediale et l’International Short Film Festival of Berlin. En 2026, deux expositions personnelles lui seront consacrées à Contemporary Calgary et à Emerson Contemporary à Boston. «Les arbres communiquent entre eux» s’inscrit dans sa démarche qui interroge la relation entre nature et technologie. À l’aide du LiDAR, une technologie de balayage laser servant à modéliser l’espace, elle numérise des sites naturels menacés. Ces relevés deviennent la matière première d’une archive tridimensionnelle du vivant.
«Cahiers Canada»
Avec la série «Fournitures de pierre», Louis-Charles Dionne revisite la sculpture traditionnelle en mariant l’univers administratif aux matériaux nobles, comme le marbre. L’œuvre «Cahiers Canada» évoque des objets de bureau transformés en artefacts durables, comme si la banalité du quotidien s’était figée dans la pierre. En associant ces formes familières à une matière habituellement réservée aux monuments, l’artiste questionne notre rapport au travail, à la mémoire et au temps qui passe. Né à Saint-Jean-Baptiste de Rouville, M. Dionne est sculpteur, enseignant et chercheur. Issu d’un milieu ouvrier et membre de la communauté LGBTQIA+, il allie rigueur conceptuelle et sensibilité matérielle. Diplômé du Cégep de Drummondville en arts visuels, de l’Université Concordia, de la NSCAD University et de l’UQAM, il poursuit actuellement un doctorat en esthétique à l’Université Paris 8. Ses œuvres ont été présentées au Canada, aux États-Unis et en Europe, et figurent dans plusieurs collections publiques.
«Nouveaux alentours»
L’œuvre collaborative «Nouveaux alentours» a été conçue avec la participation de 20 personnes issues de l’immigration. Inspirée de la cartographie de Drummondville, la murale traduit le territoire comme point de rencontre entre l’artiste et les participants, avant même toute rencontre humaine. Chacun a réinterprété un fragment de la ville selon sa propre sensibilité, créant une mosaïque de quartiers symboliques. L’œuvre intègre des retailles de textiles provenant d’artisanes courtepointières, en écho au passé industriel de Drummondville, ainsi qu’une multitude d’objets du quotidien. Dépouillés de leur fonction première, ces éléments deviennent formes et couleurs, tissant un ensemble vibrant et foisonnant, reflet de la diversité et de la richesse humaine du territoire. Originaire du Centre-du-Québec, Marylène Ménard a d’abord entrepris des études en enseignement des arts à l’Université du Québec à Trois-Rivières avant d’enseigner plusieurs années au secondaire. Sa découverte des techniques du vitrail et de la mosaïque l’amène à se consacrer entièrement à la création. Ses œuvres ont été exposées à travers le Québec et l’Ontario, ainsi qu’au sein de collections privées au Canada, aux États-Unis et en France.
(Source : Ville de Drummondville)