RENCONTRE – À 40 ans, l’acteur campe l’enseignant assassiné dans L’Abandon, de Vincent Garenq, projeté à Cannes hors compétition. Le film sort aussi en salle mercredi.

Ses yeux sont aussi clairs que son sourire. Alors que s’ouvre le 79e Festival de Cannes, l’interprète de Samuel Paty dans L’Abandon apparaît calme et détendu. On s’attendait presque à le trouver sérieux et impliqué comme dans le film de Vincent Garenq présenté hors compétition sur la Croisette. Rien de cela.

La barbe de trois jours bien taillée et les cheveux en bataille, Antoine Reinartz invite à prendre place dans un recoin d’un café parisien. En quelques années, ce comédien d’origine nancéenne s’est imposé sans coups d’éclat comme l’un des acteurs français les plus justes de sa génération, capable de faire sentir d’un regard ou d’une inflexion la tension intérieure d’un personnage sans jamais forcer l’effet.

En 2017, il se fait remarquer à Cannes dans 120 battements par minute, de Robin Campillo, ce qui lui vaut le César du meilleur second rôle. Le nom du prestigieux festival le fait réagir : « Je dois tout au Festival de Cannes, répond-il. C’est un événement unique qui reste la vitrine…

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Le Figaro

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