Le blog en direct est terminé.
Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment.
Charger plus
Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Lire plus tard
La santé des personnes âgées obéit à des règles particulières. Avec l’âge, l’organisme change progressivement : les cellules se renouvellent moins vite, les fonctions des organes évoluent, le métabolisme ralentit et certaines fragilités deviennent plus visibles. Ces transformations ne surviennent pas brutalement à 65 ans. Elles commencent bien plus tôt, souvent de manière silencieuse.
C’est tout l’intérêt de la gériatrie, une branche de la médecine consacrée à la santé des personnes âgées, mais aussi à la prévention des pathologies qui peuvent accompagner l’avancée en âge. Elle permet de mieux comprendre les maladies les plus fréquentes chez les seniors, leurs causes, leur évolution, ainsi que les moyens de les prendre en charge ou, mieux encore, de les prévenir.
Prévention après 40 ans : posez votre question à notre spécialiste
Dans le cadre de sa rubrique Studio TN Santé, Tunisie Numérique a entamé une série d’entretiens avec un médecin gériatre afin d’éclairer les lecteurs sur les enjeux du vieillissement, les bons réflexes de prévention et les gestes à adopter pour préserver son autonomie le plus longtemps possible.
À partir de quel âge parle-t-on de personne âgée ?
Interrogée sur l’âge à partir duquel on parle de personne âgée, le Dr Mariem Hakim Safraou, spécialiste en gériatrie, rappelle que, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé, cette notion commence généralement à partir de 65 ans.
Mais cette limite administrative ou médicale ne signifie pas que le vieillissement débute à cet âge. Le processus commence bien avant. Selon le Dr Hakim, l’organisme commence progressivement à vieillir dès la fin de la croissance corporelle, c’est-à-dire autour de 25 à 30 ans.
Autrement dit, le corps atteint sa maturité, puis entame lentement une phase de transformation. Les changements sont d’abord discrets, souvent invisibles, mais ils concernent progressivement le fonctionnement des organes, la masse musculaire, le métabolisme, les capacités de récupération et certains équilibres hormonaux.
Le cap des 40 ans : un moment clé
Pour le Dr Mariem Hakim, l’âge de 40 ans représente une étape importante. C’est à partir de ce moment qu’il devient nécessaire de commencer à préparer sa vieillesse, non pas dans une logique d’inquiétude, mais dans une démarche de prévention.
À cet âge, il est recommandé d’effectuer des bilans réguliers et des examens de dépistage afin de repérer très tôt les facteurs de risque ou les premières manifestations de certaines maladies chroniques. L’objectif est simple : éviter que des troubles encore discrets ne deviennent, des années plus tard, des pathologies lourdes à gérer.
La prévention concerne notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, les affections rénales, les troubles broncho-pulmonaires, ainsi que les maladies neurodégénératives comme la démence ou la maladie d’Alzheimer.
Métabolisme, poids et hormones : ce qui change après 40 ans
À partir de 40 ans, le métabolisme commence souvent à ralentir. Le corps ne brûle plus les calories avec la même efficacité qu’auparavant. C’est à cette période que beaucoup de personnes constatent une prise de poids, parfois sans avoir modifié leur alimentation ni augmenté leurs apports énergétiques.
Selon le Dr Hakim, ce phénomène est naturel et physiologique. Il est lié à plusieurs changements, notamment hormonaux. Chez la femme, il peut être accentué par la période de préménopause, qui débute souvent autour de 40 ans. Chez l’homme, les modifications apparaissent généralement un peu plus tard, autour de 50 ans, avec la baisse progressive du taux de testostérone.
Cette évolution rend la perte de poids plus difficile et favorise l’accumulation des graisses, en particulier au niveau abdominal. Or, la graisse abdominale est associée à un risque plus élevé de résistance à l’insuline, de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Pourquoi le dépistage précoce est essentiel
Le dépistage permet de détecter les facteurs de risque avant l’apparition de complications. Il peut s’agir d’un contrôle de la tension artérielle, d’un bilan sanguin, d’une évaluation du risque cardiovasculaire, d’un dépistage du diabète ou encore d’une surveillance de la fonction rénale.
Le Dr Hakim insiste également sur l’importance de ne pas négliger les premiers signes de troubles cognitifs. De légers troubles de la mémoire peuvent parfois apparaître à partir de la quarantaine ou de la cinquantaine. Ils ne signifient pas nécessairement l’existence d’une maladie grave, mais ils doivent être pris au sérieux lorsqu’ils deviennent fréquents, inhabituels ou gênants dans la vie quotidienne.
Dans ce cas, consulter son médecin de famille ou un spécialiste permet d’évaluer la situation, de rassurer si nécessaire et d’identifier les mesures de prévention adaptées.
Vieillir mieux, cela se prépare
Le message principal est clair : la vieillesse ne se prépare pas à 65 ans, mais bien avant. Mieux vieillir suppose d’agir tôt sur les facteurs de risque, d’adopter une hygiène de vie équilibrée, de surveiller son poids, son alimentation, son activité physique, son sommeil et sa santé mentale.
Cette approche ne vise pas à médicaliser la vie dès 40 ans, mais à éviter les retards de diagnostic et les mauvaises habitudes qui peuvent peser lourd à un âge avancé.
La prévention reste, dans ce domaine, le meilleur traitement. En repérant tôt les fragilités, en corrigeant les facteurs de risque et en accompagnant les changements naturels du corps, il devient possible de préserver plus longtemps son autonomie, sa qualité de vie et son bien-être.
La gériatrie ne concerne donc pas uniquement les personnes âgées. Elle rappelle à chacun que la santé de demain se construit dès aujourd’hui, parfois bien avant que l’on ne se sente vraiment concerné par la vieillesse.
Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Alzheimer, dépistage, diabète, Dr Mariem Hakim, gériatrie, maladies cardiovasculaires, Maladies chroniques, mémoire, Prévention, santé après 40 ans, santé des seniors, Studio TN Santé, Tunisie numérique, vieillissement