Incidences
Ancien ambassadeur, François Nordmann partage ses réseaux et ses infos sur les coulisses de la diplomatie au début de chaque semaine.
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Le jour même où paraissait le rapport du Conseil fédéral sur la menace qui pèse sur la Suisse, tel que l’exige le parlement, Martin Pfister, conseiller fédéral, chef du Département de la défense, de la protection de la population et des sports s’exprimait à Lausanne. Il n’y est pas allé par quatre chemins: qui nous menace? lance-t-il d’emblée: c’est la Russie, de même que d’autres grandes et moyennes puissances. Il justifie sa mise en garde: la Russie est passée en mode d’économie de guerre et se dote de moyens militaires qui vont bien au-delà des objectifs poursuivis en Ukraine. L’adversaire utilise le domaine cybernétique, le sabotage, l’espionnage, les activités d’influence et la désinformation. Autour de ce constat, partagé par les experts suisses et européens, l’orateur va dresser un état des lieux sans concession. Il décrit d’abord la cible – c’est en premier lieu le front intérieur qui est visé, «la cohésion sociale, la capacité de fonctionnement de l’Etat et de la société, la confiance dans les institutions nationales et internationales, le socle des relations entre Etats démocratiques et la démocratie elle-même».
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