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Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Voilà comment résumer en quelques mots la nouvelle comédie (romantique ?) de Pierre Salvadori, choisie par Thierry Frémaux pour lancer l’édition 2026 du Festival de Cannes. Devenue une habitude ces dernières années sur la Croisette, c’est un film français qui a ouvert cette 79e édition cannoise. Et La Vénus électrique, sorti également en salles ce mardi 12 mai, est un petit cocon de douceur avant d’entrer dans le dur de la compétition officielle.
Présenté hors compétition, le film dispose d’un casting de choix pour nous plonger dans le Paris de l’entre-deux-guerres. Antoine, un peintre talentueux (Pio Marmaï), privé d’inspiration depuis la mort de sa femme, fait appel à une prétendue voyante (Anaïs Demoustier) pour entrer en contact avec sa femme décédée. Sans un sou, Suzanne va entrer dans son jeu avec la complicité d’Armand, meilleur ami d’Antoine et marchand d’art. Suzanne parvient à redonner à son client le goût de la vie et l’envie de peindre. Jusqu’à ce qu’elle se prenne à son propre jeu.
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Lire la Vidéo Un trio Marmaï, Demoustier, Lellouche parfait
Faux drame sentimental teinté d’occultisme, La Vénus électrique est avant tout une comédie pleine de tendresse et de fraîcheur. Et ça fait du bien. Devant la caméra de Pierre Salvadori, Pio Marmaï excelle dans la peau du veuf éploré. C’est tout sauf une surprise puisque les deux hommes ont désormais l’habitude de collaborer ensemble. C’est déjà la quatrième fois pour eux, après La Petite Bande, Dans la cour et l’excellent En Liberté ! qui avait valu une nomination de meilleur acteur à Pio Marmaï aux César 2019.
Anaïs Demoustier apporte une fragilité bienvenue au rôle caricatural de voyante qu’elle se voit obligée d’endosser pour sortir de la misère. Son objectif est aussi d’échapper au cirque itinérant où elle incarne Venus Electrificata, qui envoûte les hommes grâce à plusieurs trucages électriques chapeauté par Titus, joué par Gustave Kervern, autre habitué du cinéma de Pierre Salvadori.
Les Films Pelléas
Pour attirer la gent masculine et gagner de l’argent, Suzanne se produit dans un cirque où elle est « Venus Electrificata ».
Gilles Lellouche est impeccable en ami en apparence vénal, personnage clé de l’intrigue qui a tout à gagner dans l’entourloupe.
Un récit plus surprenant que prévu
Le film enchaîne les scènes savoureuses où Pio Marmaï se fait rouler dans la farine par sa fausse médium et finit par se convaincre qu’il a affaire à une vraie « spirite », capable de lui donner des détails précis sur sa défunte femme Irène, campée par la géniale Vimala Pons.
Cœur de ce récit, Irène traverse le film comme un fantôme qui va peu à peu renverser les attentes du spectateur. Car si certaines ficelles du scénario sont parfois très visibles (comme ce fameux mensonge initial qui va revenir comme un boomerang au visage de celui qui en est l’instigateur) La Vénus électrique arrive à surprendre grâce à un récit dans le récit, dont on ne dira rien de plus ici.
Les Films Pelléas
Quand Vimala Pons fait son apparition dans le récit, c’est (presque) un autre film qui commence.
En plus de son casting impeccable, le film peut compter sur des dialogues qui font mouche à chaque fois, autant durant les séances de spiritisme que grâce aux réflexions bien senties du vieux marchand d’art boiteux mais au cœur tendre.
En résumé, si La Vénus électrique n’a rien de franchement révolutionnaire à proposer, le film se révèle malgré tout très savoureux et d’une fraîcheur renversante. Ce dont ne pourront certainement pas se targuer tous les films présentés lors de ce 79e festival de Cannes.