Alors que la France a opté pour une stratégie stricte face à l’hantavirus avec l’isolement hospitalier des cas contacts, d’autres pays appliquent des mesures moins strictes, comme la Suisse où un cas contact est actuellement suivi à Genève. Cette personne est en quarantaine volontaire tout en poursuivant ses activités.
Dans le canton de Genève, un cas contact à l’hantavirus fait l’objet d’un suivi par les autorités sanitaires. Cette personne, qui se trouvait à bord du même vol qu’une passagère infectée, mais à plus de dix rangées, soit à bonne distance, est considérée comme présentant un « bas niveau de risque ». Un protocole d’autosurveillance a été mis en place, avec télétravail recommandé, mais sans quarantaine obligatoire.
« Les cas contacts à bas risque doivent nous informer lorsqu’ils se déplacent. Ils doivent aussi nous signaler, ou en tout cas nous faire des retours sur leur état de santé. Nous appelons cette personne quotidiennement et, si des symptômes apparaissent, un isolement immédiat serait mis en place », explique Alessandro Cassini, médecin cantonal de Genève, mercredi dans le 19h30.
Une approche alignée sur l’OMS
Ce protocole correspond aux recommandations de l’OMS, détaillées dans ses directives opérationnelles sur la gestion des cas contacts du hantavirus, qui prévoient une autosurveillance quotidienne pendant 42 jours, mais aucune restriction des activités professionnelles ou récréatives.
Alors que la France a hospitalisé ses vingt-deux cas contacts, les autorités genevoises estiment que le principe de précaution et la proportionnalité de la mesure sont respectés, vu les circonstances.
« A notre connaissance, cette souche d’hantavirus se transmet de façon interhumaine, via des gouttelettes. Il faut donc une exposition rapprochée et suffisamment prolongée », explique le médecin cantonal Alessandro Cassini.
L’OMS écarte pour l’instant tout risque d’épidémie, tandis que les pays européens tentent d’harmoniser leur coordination, mais chacun reste libre d’adapter ses protocoles. À Genève, la surveillance continue jusqu’à la fin du mois.
Sujet TV: Elisa Casciaro
Adaptation web: Miroslav Mares