Les autorités ont annoncé mercredi soir la levée partielle du confinement pour raisons sanitaires des 1700 passagers d’un paquebot de croisière arrivé mercredi matin à Bordeaux. Des analyses complémentaires ont en effet confirmé qu’un simple « épisode de gastro-entérite » sévissait à bord.

Il est « d’origine virale » et n’a entraîné aucun cas grave, ont détaillé dans un communiqué la préfecture de Gironde et l’agence régionale de santé. « L’interdiction de débarquement » qui touche les passagers et l’équipage du navire depuis son arrivée sur les quais de la ville à l’aube va être « levée » pour les personnes « non-symptomatiques », mais les malades devront rester « à l’isolement », poursuivent-ils.

Parmi les 1233 passagers, en majorité britanniques et irlandais, 80 avaient été victimes de « symptômes compatibles avec une infection digestive aiguë » depuis lundi, selon les autorités.

Pris en charge par le médecin de bord, les malades ont été isolés dans leur cabine dès leurs symptômes, tandis que les autres passagers pouvaient se promener à bord du navire, sans débarquer sur les quais.

La situation a été signalée mardi soir alors que le navire et ses 514 membres d’équipage arrivaient au port de Bordeaux, où il est amarré en centre-ville.

Analyses complémentaires

Le paquebot « Ambition » de la compagnie britannique Ambassador Cruise Line devait repartir jeudi soir vers le nord de l’Espagne, avant de rentrer à Liverpool le 22 mai, mais « la compagnie, sur la base de ces informations médicales, prendra la décision quant à la poursuite de son circuit », ont ajouté les autorités.

Lundi, « des symptômes digestifs sont apparus » lorsque le navire stationnait à Brest, a précisé lors d’un point-presse le docteur Karim Tararbit, conseiller médical de l’ARS.

Lors de cette même escale bretonne, un ressortissant britannique de 92 ans est décédé à bord d’un arrêt cardiaque, selon les autorités, mais « à ce stade, il n’y a aucun lien entre ce décès et la situation à bord », a ajouté Karim Tararbit.

Selon le grand port maritime de Bordeaux, le corps du défunt est conservé à bord, « dans les dispositions prises selon les conventions internationales ».

Pas de lien avec le hantavirus

La compagnie propriétaire du bateau, enregistré aux îles Bahamas, a précisé mercredi sur son compte Facebook avoir été alertée d' »une augmentation des cas après l’embarquement à Liverpool », le 9 mai.

Les analyses complémentaires, menées sur des malades à bord et confiées au Centre Hospitalier Universaire de Bordeaux « confirment qu’il s’agit bien d’un épisode de gastro-entérite d’origine virale », ont indiqué mercredi soir les autorités.

Face à des rumeurs évoquant la présence de l’hantavirus à bord et pour « éviter toute psychose », les autorités avaient expliqué avoir pris, au petit matin, ces mesures de « précaution élargie », en raison « du contexte international » et « par manque d’informations » délivrées par le navire dans la nuit, « quand bien même ce type d’épidémie sur un bateau, en milieu clos, n’est pas rare ».

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afp/jfe