Depuis 2017, l’Etat de Genève a pris en charge le dossier des PFAS en raison des risques sanitaires et environnementaux associés à ces composés.

Des mesures ont été mises en place pour évaluer et réguler l’utilisation de ces substances. Genève est d’ailleurs précurseur dans le domaine : c’est l’un des premiers cantons suisses à avoir réalisé quatre campagnes globales d’échantillonnage et d’analyses des eaux souterraines afin de déterminer la présence de PFAS et leur dangerosité pour l’environnement.

Pour ce qui concerne l’eau potable, la campagne de mesure des chimistes cantonaux de Suisse montre que la situation en Suisse est rassurante (voir communiqué). Ceci confirme également les résultats d’autocontrôle obtenus par SIG sur les eaux potables genevoises (lire communiqué du 2 mai 2023). Du point de vue environnemental, on observe cependant la présence de PFAS dans tous les types de nappe, notamment au droit de sites pollués inscrits. Plusieurs nouvelles procédures selon l’OSites concernant des sites potentiellement pollués aux PFAS ont été initiées en 2023. Les premières études consistent en des investigations historiques puis techniques ciblées. Les autorités cantonales ordonnent aux propriétaires ou exploitants concernés d’entreprendre les études et assainissements nécessaires. 

En Suisse, un premier groupe de travail sur les PFAS a été créé en 2019, réunissant l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), les cantons (dont Genève par le biais de l’OCEV-GESDEC et de la DGS-SCAV) et des spécialistes dans le but de produire des directives claires sur l’usage des polluants en question. 

En ce qui concerne les poissons, les œufs et la viande commercialisées, d’origine suisse ou étrangère, le SCAV va entreprendre des contrôles dès 2024. En parallèle, il va poursuivre son travail de coordination avec les autres cantons suisses et les offices fédéraux concernés. 

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