Publié14. mai 2026, 12:17

Hantavirus: Cas contacts: importante liberté à Genève, à l’hôpital en France

Le quotidien des cas contacts est très différent entre la Suisse et la France. Les autorités genevoises se sont expliquées.

R.M. undefinedLa personne en «autosurveillance» à Genève a un contact quotidien avec les autorités sanitaires. Sa «quarantaine volontaire» durera 42 jours.

La personne en «autosurveillance» à Genève a un contact quotidien avec les autorités sanitaires. Sa «quarantaine volontaire» durera 42 jours.

AFP

La différence surprend. Mercredi, la France a annoncé avoir hospitalisé l’ensemble des cas contacts de la passagère néerlandaise du MV Hondius décédée de l’hantavirus. Soit plus de vingt personnes, pour au moins 14 jours. Ils ont tous été testés négatifs, a-t-on appris ce jeudi. En Suisse, on sait qu’une personne, elle aussi cas contact, est en «quarantaine volontaire» à Genève. Mais ses conditions de vie n’ont rien à voir et cet individu reste très libre.

Pour la personne concernée à Genève, le protocole d’«autosurveillance» appliqué recommande le télétravail mais sans quarantaine obligatoire, explique la RTS.

«Les cas contacts à bas risque doivent nous informer lorsqu’ils se déplacent. Ils doivent aussi nous signaler, ou en tout cas nous faire des retours sur leur état de santé. Nous appelons cette personne quotidiennement et, si des symptômes apparaissent, un isolement immédiat serait mis en place», a expliqué Alessandro Cassini, médecin cantonal de Genève, mercredi soir dans le 19h30.

Concrètement? «Par précaution, nous avons demandé à la personne de réduire ses contacts sociaux et de faire du télétravail jusqu’à fin mai, ce qu’elle a accepté, même si cela n’est pas exigé par l’OMS», a répondu le même Alessandro Cassini dans la «Tribune de Genève».

Genève, a-t-il expliqué, applique les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), reprises pour la Suisse par l’Office fédéral de la santé publique. Et le médecin cantonal a souligné que la personne concernée présente un «bas niveau de risque». Elle était bien dans le même vol que la passagère néerlandaise infectée, mais assise loin, à plus de dix rangées. Or, selon les connaissances actuelles, a indiqué l’OMS, le virus se transmet difficilement d’humain à humain, il faut des contacts étroits.

Pour le Genevois ou la Genevoise, sauf test positif, la surveillance de l’apparition d’éventuels symptômes durera 42 jours, soit la période maximale d’incubation connue pour la souche des Andes de l’hantavirus.