Les tensions au Moyen-Orient font vaciller Dubaï et, avec elle, une partie du modèle émirati. Comme souvent dans ce type de crise, les conséquences dépassent largement la région : elles se traduisent par des mouvements de capitaux et de populations. La question est simple: la Suisse reste-t-elle compétitive pour capter ces flux ?
Les exemples récents invitent au doute. Au Royaume-Uni, l’arrivée de la gauche au pouvoir a provoqué le départ d’environ 16 500 personnes fortunées en une seule année, un record. Peu ont choisi la Suisse comme terre d’asile. En France, la dissolution ratée de l’Assemblée nationale a également déclenché un mouvement d’expatriation. Là encore, la Suisse n’a capté qu’une part marginale de ces départs. Le Moyen-Orient semble suivre la même dynamique. Beaucoup quittent la région, mais peu s’installent chez nous.