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Quelle cacade! C’est ce que le duc de Savoie aurait dit, le 12 décembre 1602, estomaqué de voir ses troupes échouer à prendre Genève. Cette expression qui sent la tourbe des mauvais jours, l’avocat Philippe Juvet, président de la Fondation d’art dramatique (FAD) depuis le 4 mai, la rumine sans doute. Vendredi 8 mai, il annonçait, via un communiqué, que la FAD avait décidé à la majorité de son conseil de mettre un terme à ses relations de travail avec Séverine Chavrier, directrice de la Comédie depuis l’été 2023. Romain Jordan, défenseur de cette dernière, répliquait aussitôt qu’une telle décision était légalement nulle, sa cliente étant en arrêt maladie.

Pas de résiliation effective donc. Mais l’impression d’une nuit sans fin. Mardi, une cinquantaine de directrices et directeurs de grandes scènes et de festivals européens ont adressé une lettre à Alfonso Gomez, maire de Genève, aux représentants de la ville et à la FAD pour «exprimer publiquement leur profonde indignation face au licenciement de Séverine Chavrier», dénoncer «un acharnement politico-judiciaire disproportionné» et demander «sa pleine réhabilitation en tant qu’artiste et directrice de la Comédie».