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Un grand espace lumineux et vitré, un sol en carreaux de terre cuite, des murs colorés, une table et des chaises de bistro, un coin salon et même une cuisine équipée. Seule la présence de boîtes aux lettres et d’un grand paillasson rappelle la fonction première du lieu: un hall d’entrée. Cet espace immense, surmonté par endroits d’un vide de plusieurs étages, appartient à l’opération «Krokodil» à Winterthour, réalisée par le bureau d’architecture Baumberger Stegmeier entre 2016 et 2020. Elle compte près de 250 logements, familiaux ou communautaires, en propriété par étage ou en location, à loyers libres ou subventionnés, le tout aménagé dans une ancienne usine. Dans ce nouveau quartier certifié «Site 2000 watts», rendre habitable et même appropriable les halls d’entrée, espaces clés de la vie d’un immeuble de logements, a constitué un défi majeur, qui dépasse la simple fonction d’entrer et de sortir de chez soi.
Et ce défi-là n’est pas un cas isolé. Cédric Bachelard, du cabinet Bachelard Wagner à Bâle, qui construit en ce moment un immeuble de logements à Pratteln, également sur un ancien site industriel, se trouve confronté aux mêmes problématiques, comme nombre de projets en cours et à venir dans les villes suisses. «Le fait de garder des structures industrielles donne une échelle de projet qui n’est pas du tout domestique, et pour les espaces communs, il faut trouver des solutions originales. Comment leur donner une ambiance et des usages de tous les jours? Nous avons visité des projets comparables, dont «Krokodil», et vu plusieurs expériences, un peu partout en Suisse et ailleurs.» Bilan? «Il est indéniable que les coopératives d’habitation ont fait et font encore beaucoup pour la réhabilitation des espaces communs en général, et les halls d’entrée en particulier.»