On le pense infini, il est banal, partout autour de nous: le sable. Le troisième rapport du Programme des Nations unies pour lʹenvironnement vient de sortir et il rappelle une réalité ignorée: le sable nʹest pas renouvelable. Il met des millénaires à se former, alors que nous en consommons 50 milliards de tonnes par an. Cette surexploitation provoque pénuries, érosion, destructions dʹécosystèmes et tensions sociales. La demande pour la construction pourrait augmenter de 45% d’ici 2060. Faut‑il continuer à bâtir ou préserver nos écosystèmes?

Sarah Dirren reçoit avec Pascal Peduzzi Directeur du GRID-Genève (le Centre d’analyse des données du Programme des Nations unies pour l’Environnement) et professeur en Sciences de l’Environnement à lʹUniversité de Genève.