Les fans de pop culture, geeks et autres cosplayers ont rendez-vous à Bâle (Suisse) du 14 au 16 mai pour la Fantasy Basel. Un événement haut en couleurs qui avait attiré plus de 97 000 visiteurs en 2025.
La Quotidienne Société
De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter « La Quotidienne Société ». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité
Bienvenue dans un autre monde. Pendant trois jours, les 10 000 m² du Messe Congress Center de Bâle (Suisse) – à la frontière alsacienne – doivent faire face à l’invasion d’étranges créatures. Certains ont les cheveux colorés, avec ou sans grandes oreilles, d’autres arborent d’effrayants costumes sortis tout droit de mangas ou de jeux vidéo. Une joyeuse armée de cosplayeuses et de cosplayers – comprenez des personnes qui se déguisent en personnages de fiction – venus partager leur passion.
« Tous les jours, nous avons un podium ouvert où tous les visiteurs en costume peuvent défiler sur la grande scène pour montrer leurs tenues, explique Anouk Brunner, manager générale de Fantasy Basel. Mais nous n’avons pas seulement un programme et un spectacle sur scène, il se passe aussi des choses partout dans les allées. Ce sont les gens, les cosplayeuses et les cosplayeurs, qui donnent vie au festival. »
Chacun rivalise d’originalité et de détails, avec des costumes souvent faits à la main. C’est d’ailleurs devenu la spécialité de Pierre-Alain Faucherre, dit l' »Ami-râle ». Dans son stand, il réalise ses créations devant les visiteurs. Si vous le croisiez dans la rue, vous ne soupçonneriez pas que ce Suisse de 66 ans s’adonne à la conception de têtes monstrueuses et autres masques menaçants. C’est par sa fille qu’il est tombé dans le cosplay, s’imposant désormais comme une référence dans le domaine dans son pays.

Pierre-Alain, dit « l’Ami-râle », fabrique ses créations devant les visiteurs.
•
© Bernard Stemmer / France Télévisions
« Ce qui me plaît ici, c’est qu’on fabrique, on construit et on montre ce que l’on sait faire. Et les gens en sont très friands, observe l’Ami-râle. J’aime aussi la bienveillance de ces conventions. Il n’y a pas de jugement. On fait ce qu’on veut. On s’amuse. »
À côté du stand de Pierre-Alain, un autre créateur de costumes est en train d’apporter les dernières finitions à son arme, inspirée du jeu vidéo Fall out. Mais ce fusil-mitrailleur ne sera pas pour lui. Basé à Genève (Suisse), Anton Toporkov vend ses créations. Il enseigne même son savoir-faire dans une école. « À force de faire du cosplay chaque année, je commençais à avoir un certain stock. Et comme je n’avais plus tellement de place, je me suis dit que si je les ai mais que je ne les utilise pas, alors autant faire un petit business à côté. »

A la Fantasy Basel, chacun rivalise d’originalité pour se faire remarquer.
•
© Bernard Stemmer / France Télévisions
Et il n’est pas le seul à surfer sur ce créneau, actuellement très porteur. En quelques années, le milieu de cosplay a généré sa petite industrie. Sur Internet, des milliers de costumes sont disponibles et les produits dérivés foisonnent. Et certains sont prêts à payer cher pour se mettre dans le costume de leurs personnages préférés. Selon une étude de l’institut d’études de marché Data Bridge Market Research réalisée en 2021, le marché mondial des vêtements de cosplay est en pleine expansion. Il devrait atteindre près de 8 milliards d’euros d’ici 2030, avec un taux de croissance annuel de 9% entre 2023 et 2030.
L’événement bâlois aura pu servir de répétition générale pour les visiteurs alsaciens qui se sont déjà donné rendez-vous pour le prochain grand rendez-vous régional de la planète comics : la « Japan » à Strasbourg aura lieu les 6 et 7 juin 2026.