Ce que vous allez apprendre Pour la perte de poids, le tirzépatide (Mounjaro) est désormais positionné comme le traitement le plus efficace. Pour la stéatohépatite métabolique (MASH), l’arbre accepte le tirzépatide ou le sémaglutide pour la rémission de la MASH, mais conserve le sémaglutide comme option pour l’amélioration de la fibrose hépatique.

Dans le cadre du Congrès européen sur l’obésité (ECO) à Istanbul, qui s’est tenu du 12 au 15 mai 2026, l’Association européenne pour l’étude de l’obésité (EASO) a publié une nouvelle version de son cadre sur la prise en charge pharmacologique de l’obésité et de ses complications, dans le journal médical Nature Medicine. L’objectif est de réactualiser régulièrement les recommandations au rythme des essais cliniques, plutôt que de figer un cadre. 

Mounjaro (tirzépatide) en tête

L’un des points clés de cette mise à jour est le classement des médicaments en fonction de leur efficacité sur la perte de poids. Sur la base de 62 essais cliniques randomisés publiés avant le 21 novembre 2025, le tirzépatide (commercialisé par Eli Lilly sous le nom de Mounjaro) agoniste des récepteurs du GIP et du GLP-1, ressort comme le traitement le plus efficace, devant le sémaglutide (commercialisé par Novo Nordisk sous le nom de Wegovy) et les autres options disponibles. Cela va dans le sens des résultats de l’essai Surmount‑5, qui compare les deux molécules et confirme l’avantage du tirzépatide dans la gestion du poids

MASH et fibrose désormais dissociées

L’algorithme distingue la rémission de la stéatohépatite métabolique (MASH) et l’amélioration du stade de fibrose hépatique. Pour la rémission de la MASH, les données de l’essai Essence confirment les bénéfices du sémaglutide chez les patients avec fibrose (stade F2 ou F3) sans cirrhose et autorisent désormais l’usage du tirzépatide ou du sémaglutide. En revanche, pour l’amélioration de la fibrose hépatique, les preuves restent plus solides pour le sémaglutide.

Pas une séquence rigide

Les auteurs insistent sur le fait que l’algorithme proposé ne doit pas être interprété comme une séquence de prescription imposée, ni comme un classement universel entre traitements. Les décisions thérapeutiques doivent rester guidées par le jugement clinique, les caractéristiques individuelles du patient et ses préférences.