C’est au bout d’une fin de rencontre à couper le souffle que Stan Wawrinka a prolongé un peu plus sa carrière sur la terre battue genevoise. Sorti du piège tendu par l’inconnu Raul Brancaccio (ATP 241), le Vaudois a naturellement savouré son succès au 1er tour du Geneva Open.

Stan Wawrinka a donc conclu sa première sortie genevoise de la semaine, celle qui aurait pu être la dernière de sa carrière, dans un grand cri. De joie. De soulagement, aussi, voire surtout.

Au bout du suspense, au bout du bout du tie-break, le brave Raul Brancaccio a en effet fini par flancher, sur un dernier coup droit de son adversaire, et ce pour le plus grand bonheur du Court Central. Et pour le plus grand bonheur du Vaudois, débarqué devant la presse bien plus d’une heure après avoir pu lever les bras, pour la bonne cause, puisqu’il a multiplié les selfies avec des fans tout ébaubis.

Sa retraite « romande » attendra, son 2e tour contre Alex Michelsen (ATP 41) étant prévu mercredi. Et c’est avec la « banane » qu’il a répondu aux questions.

Sur les émotions de cette victoire

« Oui, il y en a eu beaucoup. C’est ma dernière année, donc ce genre de tournois compte énormément. M’en sortir ainsi, à 7-6 au 3e, au bout du bout, c’est fort. Pour tout dire, le scénario est super. Faire un tel match, avec du « fight » et énormément d’ambiance, c’est top. »

Le scénario du match

« Lorsqu’on enchaîne les matches, les victoires, on se trouve dans un certain automatisme et tout vient naturellement. On est plus relâché, plus concentré. Ce n’est plus le cas pour moi à présent. Il me manque la confiance pour gérer certaines situations, pour savoir quel coup faire au bon moment. Je me bats donc beaucoup avec moi-même. »

Une baisse physique au 2e set?

« Non, je ne crois pas que cela a été le cas. C’était vraiment davantage dans la tête que physique. Comme je le disais, je suis à la recherche d’une confiance, de certitudes, mais plein de choses font qu’à 41 ans, il devient de plus en plus compliqué de mettre le puzzle ensemble. Cela exige de l’énergie physique, de l’énergie mentale. Le plus dur est de savoir mettre la concentration là où il faut, sans dilapider d’énergie. »

Ses choix sur le terrain

« J’ai une ligne et je sais théoriquement ce que je devrais faire. Mais de la théorie à la pratique… Il faut trouver la bonne balance pour jouer juste. Sauf que je commence à gamberger, à hésiter. Je connais tous les scénarios d’un match de tennis, le film, je l’ai déjà vu 1000 fois, mais il ne faut justement pas que je pense à tous les scénarios… »

Son 2e tour contre Michelsen

« C’est un joueur qui progresse très bien, qui met son adversaire sous pression, qui sert bien. Je sais qu’il sera compliqué à manoeuvrer. J’espère être un peu plus relâché. Je pense que je jouerai mieux, que je me sentirai mieux, mais je sais aussi que je me mettrai la pression mercredi. »

Arnaud Cerutti, Genève

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