Quatre jours après Donald Trump, le président russe Vladimir Poutine est attendu mardi à Pékin pour une visite officielle. Accompagné d’une importante délégation de ministres et de dirigeants d’entreprises, il doit notamment célébrer le 25e anniversaire du traité de coopération, d’amitié et de bon voisinage entre les deux pays.

Vladimir Poutine se rend en Chine accompagné d’une importante délégation, composée de cinq vice-Premiers ministres, de huit ministres, de la présidente de la banque centrale ainsi que de dirigeants des entreprises leaders du gaz et du pétrole. Cette visite doit spécifiquement aboutir à la signature d’un document de 47 pages visant à renforcer le partenariat global et la coopération stratégique entre les deux pays.

Une amitié qui se veut non dirigée contre quiconque, mais destinée à promouvoir la paix et la prospérité universelles, selon Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin. Il a également souligné la forte convergence des politiques étrangères des deux pays, une allusion directe à la crise iranienne et à ses répercussions régionales.

Cette rencontre est également l’occasion pour les deux dirigeants d’afficher leur proximité, dans la foulée de la visite de Donald Trump en Chine aux résultats controversés. Contrairement à celle du président américain, la visite de Vladimir Poutine s’annonce plus sobre, centrée sur des réunions de travail. Officiellement, elle doit marquer les 25 ans du traité de bon voisinage entre les deux pays. Mais le dirigeant russe devrait aussi chercher à s’informer sur les échanges entre Xi Jinping et Donald Trump.

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Selon le Kremlin, une quarantaine d’accords bilatéraux doivent être signés au terme de la visite. Les échanges entre les deux pays atteignent désormais 240 milliards de dollars, avec une hausse d’un tiers des exportations de brut russe au premier trimestre de l’année. La Chine est devenue le premier importateur de combustibles fossiles russes. Moscou espère également conclure un accord sur un nouveau gazoduc pour ouvrir de nouveaux débouchés.

Présentée avant l’invasion de l’Ukraine comme une « amitié sans limites », la relation s’est depuis resserrée, tout en devenant de plus en plus asymétrique, la Russie dépendant dorénavant fortement de ses liens commerciaux avec la Chine. De plus en plus dépendante pour se maintenir à flot, elle s’appuie aussi sur les exportations chinoises, devenues essentielles à son effort de guerre en Ukraine, tandis que Xi Jinping aborde ces discussions en position de force.

Sujets radio: Jean-Didier Revoin/Jordan Davis

Adaptation web: Miroslav Mares