Tweeter
Partager sur Facebook

© MK2 Productions / SFPC / Films A2
Le vendredi 20 février à 21h05, France 5 diffuse Le bon plaisir. Un film marquant des années 1980, narrant l’histoire de l’enfant caché d’un président… De quoi imaginer des inspirations bien réelles ?
Nous sommes en 1984 quand le réalisateur Francis Girod dévoile son film Le bon plaisir dans les salles obscures de l’Hexagone. Adaptation du roman éponyme de Françoise Giroud, le long-métrage nous embarque dans les secrets d’un président de la République, qui dissimule l’existence d’un enfant, né de sa relation avec une maîtresse. Une œuvre portée par un casting de grande classe, composé de Catherine Deneuve, Michel Serrault, Jean-Louis Trintignant, Michel Auclair, Hippolyte Girardot ou encore Claude Winter. Un pitch qui rappelle une histoire vraie, celle ayant concerné François Mitterrand et sa fille cachée, Mazarine Pingeot. Cette affaire alors inconnue du grand public aurait-elle inspiré la romancière Françoise Giroud ? Réponse dans les lignes qui suivent.
Le bon plaisir : la mise au point de la romancière à l’origine du film
François Mitterrand, papa de Mazarine Pingeot, une information rendue publique en 1994, soit dix ans après la sortie du film Le bon plaisir sur les écrans et encore un peu plus sur les étagères des librairies. Pourtant, ce n’est pas cette affaire qui a inspiré Françoise Giroud, mais bien une autre, comme l’a partagé Laure Adler dans sa biographie consacrée à la romancière. Dans cet ouvrage paru en 2011, la journaliste assure que Françoise Giroud a pioché dans la vie d’un autre responsable politique, mais pas du président socialiste : « Ni la vie de François Mitterrand ni l’existence de Mazarine Pingeot n’ont inspiré cette histoire, qui relaterait plutôt une situation similaire vécue par un ministre du gouvernement de l’époque, restant inconnu à ce jour. »
Le bon plaisir : Catherine Deneuve enfonce le clou
Même son de cloche chez Catherine Deneuve, interprète de la maîtresse du président. Ainsi, au moment de tourner Le bon plaisir, tout le monde « ignorait » l’histoire concernant François Mitterrand et sa fille, comme elle l’a expliqué au micro de Femina : « J’ai d’ailleurs tourné des films ouvertement politiques comme Le bon plaisir, de Francis Girod, avec Jean-Louis Trintignant et Michel Serrault : l’histoire d’un chef d’Etat, de sa maîtresse et d’un enfant caché. Un film qui, finalement, avait fait écho dix ans plus tard, après la révélation de l’existence de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterrand. Nous ignorions tout à l’époque. »