Les affiches des 8es de finale du Geneva Open proposent une journée incroyable, ce mercredi aux Eaux-Vives, avec notamment un triple vainqueur de Grand Chelem, trois autres finalistes de « Majeurs », ainsi que l’actuel No 10 ATP (à suivre sur RTS 2 et rtssport.ch).
C’est une journée que certains tournois estampillés Masters 1000 ou ATP 500 pourraient très certainement envier au Geneva Open. Ce mercredi, les spectateurs des Eaux-Vives vont en effet en prendre plein les mirettes tant les affiches mettent l’eau à la bouche. Avec Stan Wawrinka, Stefanos Tsitsipas, Casper Ruud, Taylor Fritz et Alexander Bublik au programme, le festin est gargantuesque, digne sans doute de ce que propose au menu le château VIP de l’épreuve des bords du Léman.
« Oui, c’est un programme tout simplement insensé », s’enthousiasme ainsi Rainer Schüttler, le copropriétaire du tournoi avec Nicolas Gonet. Présent depuis le début de l’aventure il y a de cela onze ans, l’ancien No 5 mondial, finaliste de l’Open d’Australie en 2003, peut mesurer le chemin parcouru par une épreuve qui s’est désormais ancrée dans le calendrier ATP, alors qu’ils étaient plutôt rares ceux qui croyaient pleinement en elle en 2015.
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« C’est vrai qu’on ne nous donnait même pas deux ans, ironise à présent Thierry Grin, directeur d’un Geneva Open qui semble sur des roulettes. Je crois que le tournoi est clairement arrivé à maturité, grâce notamment au travail de Marion Duvillard (ndlr: directrice opérationnelle) et de ses équipes. On constate que la billetterie tourne à plein régime avant même que les premiers noms des joueurs ne sortent. »
Le quintette de vedettes prêtes à animer le Centre Court dans les heures qui viennent témoigne de la réussite d’un ATP 250 qui, en plus d’évoluer d’une année à l’autre, a su convaincre quelques-uns des plus grands joueurs de la décennie de venir y poser leur raquette. Songez qu’en plus des stars du jour, Roger Federer, Novak Djokovic (toujours tenant du titre), Andy Murray, Daniil Medvedev, Dominic Thiem, Alexander Zverev ou encore Marin Cilic ont foulé la terre battue genevoise. Ca aussi, c’est insensé!
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Les mauvaises langues rétorqueront certainement que Rafael Nadal n’est jamais venu aux Eaux-Vives, pas plus que Jannik Sinner ou Carlos Alcaraz. Mais le palmarès et le programme du jour suffiront à leur clouer le bec. « On est toujours bien ici », souligne Casper Ruud, dont le statut de triple lauréat signifie énormément. « C’est vrai que c’est un plaisir de revenir jouer ce tournoi », renchérit Dominic Stricker, présent dans le tableau de double (lire ci-dessous).
Le plaisir est tel que même Novak Djokovic a bien failli revenir cette année. Pourtant dégouté par sa défaite d’emblée à Rome, le Serbe avait dans un premier temps affirmé qu’il ne jouerait plus avant Roland-Garros. Mais les organisateurs genevois ont quand même tenté de l’attirer. « Nole » a beaucoup hésité, pesé le pour et le contre, avant de renoncer, arguant qu’à son âge il préfère mettre les atouts fraîcheur de son côté avant Roland-Garros. Preuve en est qu’il a même dit non au tournoi de Hambourg, qui se dispute également cette semaine et lui proposait un véritable pactole pour qu’il s’y présente. « Mais on sait bien que s’il avait dû jouer avant Paris, il serait venu ici », nous a confié un proche.
Peu importe, finalement. Comme les éditions 2016 et 2017 (titres remportés par Stan Wawrinka) et la cuvée 2025 (Novak Djokovic), cette semaine semble de toute manière vouée à se terminer en apothéose, avec un vainqueur de choix, vu le plateau. « L’histoire serait cependant complètement dingue si Stan pouvait encore aller au bout, peu importe contre qui », sourit Thierry Grin.
Ambassadeur du Geneva Open à ses débuts, le Vaudois peut en tout cas déjà être fier de ce que le bébé est devenu. Et il serait effectivement chouette de voir l’aventure commune s’achever sur un monumental exploit.
Arnaud Cerutti, Genève