Meta a commencé mercredi à mettre en œuvre le licenciement annoncé d’environ 8000 salariés, soit près de 10% de ses effectifs mondiaux. Le patron du groupe, Mark Zuckerberg, cherche à réorienter les ressources du groupe vers une ambitieuse feuille de route dans l’intelligence artificielle.
Les notifications ont commencé à être envoyées aux premières heures de la matinée, les salariés basés à Singapour figurant parmi les premiers informés, selon Bloomberg.
Outre ces licenciements, le groupe propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram avait indiqué en avril qu’il renonçait à recruter 6000 personnes et réaffectait 7000 autres salariés vers des postes en lien avec l’intégration de l’IA dans les processus de travail.
Cette restructuration constitue la plus vaste vague de suppressions de postes à l’échelle du groupe depuis la campagne dite de « l’année de l’efficacité » lancée par Mark Zuckerberg en 2022-2023, qui avait abouti à la suppression d’environ 21000 postes.
Le patron rassure
Dans une note adressée mercredi aux salariés, publiée par Business Insider, Mark Zuckerberg a remercié les employés sur le départ et cherché à rassurer ceux qui restent.
Il dit ne pas s’attendre à d’autres licenciements à l’échelle du groupe cette année et a reconnu que l’entreprise avait été défaillante dans sa communication interne.
Le fondateur de Facebook s’est montré optimiste sur la trajectoire de l’entreprise, affirmant que Meta était « l’une des rares entreprises en mesure de contribuer à définir l’avenir ».
IA: un objectif
Mark Zuckerberg a réitéré son objectif de fournir une « superintelligence personnelle » (la terminologie maison de Meta pour désigner une IA sur-mesure qui surpasserait l’intelligence humaine) aux utilisateurs du monde entier.
Ces nouveaux licenciements interviennent alors que Meta accroît massivement ses dépenses dans les infrastructures d’IA, de l’achat des puces à la construction de centres de données géants et des centrales électriques pour les alimenter.
Le groupe a relevé fin avril sa prévision d’investissements pour 2026, désormais attendus entre 125 et 145 milliards de dollars, soit près du double de ses dépenses de 2025.
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