L’artiste suisse André André est à l’affiche d’une exposition au Palais de Tokyo, à Paris, jusqu’au 31 mai. En parallèle, elle publie un nouveau livre sous le même titre que l’exposition, ‘Je change encore un tout petit peu et après je m’accepte’, prolongeant son univers entre texte et image.

Les oeuvres d’André André, pseudonyme choisi par l’artiste suisse Sarah André, sont présentées au Palais de Tokyo, à Paris, dans l’espace de médiation La chambre des échos, en lien avec la saison ‘Normes corps’. Sculptures, phrases en capitales, dessins bruts et ratures assumées composent un ensemble à la fois minimaliste et percutant.

Le livre, intitulé « Je change encore un tout petit peu et après je m’accepte », comme l’exposition au Palais de Tokyo, rassemble la majorité des pièces exposées à Paris. Un titre révélateur d’une pratique artistique directe, introspective et sans filtre.

Écriture visuelle et humour frontal

La signature d’André André repose sur une écriture visuelle singulière. Ses phrases, tracées à la main, jouent avec la typographie, le rythme et l’imperfection. « Les lettres ont un ton. Il y a une énergie dans l’écriture qui peut changer totalement la réception d’une phrase », explique l’artiste dans l’émission Vertigo du 11 mai 2026.

Planche du livre  "Je change encore un tout petit peu et après je m’accepte" de l'artiste suisse André André, paru aux éditions Ripopée [Ed. Ripopée] Planche du livre ‘Je change encore un tout petit peu et après je m’accepte’ de l’artiste suisse André André, paru aux éditions Ripopée [Ed. Ripopée]

Son travail oscille entre humour existentiel et critique sociale, dans une économie de moyens revendiquée.

Questionner les normes

Au cœur de sa démarche, une réflexion sur les normes et les constructions sociales. André André aborde notamment la quête de perfection, l’identité ou encore la misogynie intériorisée. L’artiste reconnaît avoir, par le passé, intériorisé certains stéréotypes de genre, notamment en méprisant les « livres de filles ». Aujourd’hui, elle déconstruit ces idées pour réhabiliter les multiples identités féminines.

Figure montante de la scène artistique helvétique, André André poursuit un travail personnel et engagé, qui trouve un écho croissant auprès du public.

Propos recueillis par Florence Grivel

Adaptation web: Sébastien Foggiato

André André, « Je change encore un tout petit peu et après je m’accepte », Chambre des échos au Palais de Tokyo, Paris (F), du 2 avril au 31 mai 2026.

André André, « Je change encore un tout petit peu et après je m’accepte », ed. Ripopée, avril 2026.