Dora Moutot avait tenu des propos controversés sur le plateau
de Quelle époque ! en 2022.
Trois associations avaient porté plainte pour injure publique
envers les personnes transgenres.
La journaliste a été condamnée par le tribunal judiciaire de
Paris à une amende et des dommages-intérêts.
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la
rédaction.
L’émission en était à ses
prémices. En octobre 2022, Léa Salamé avait reçu une invitée qui
avait tenu
des propos controversés sur Quelle époque !, qui l’avaient conduite en
justice.
Un peu plus de trois ans plus
tard, la justice a rendu son verdict. Et la personne concernée, qui
n’en était pas à sa première polémique, a été condamnée.
Quelle
époque ! : les propos polémiques de Dora Moutot
L’histoire a débuté le 15
octobre 2022. Ce soir-là, la journaliste et créatrice de contenu
Dora Moutot était invitée à débattre avec Marie Cau, première
maire transgenre élue en France, sur le plateau de
Quelle époque !, le
talk-show animé par Léa Salamé. Un face-à-face qui a vite fait
le tour des médias, et pas dans le bon sens : « Pour moi, Marie Cau, c’est un homme (…) On
est obligées de se méfier des personnes à pénis en tant que
femmes », avait déclaré Dora Moutot.
Des propos qui ont interpellé
Jérémy Ferrari. L’humoriste, présent sur le plateau, est
immédiatement intervenu sous les applaudissements du public :
« Vous n’avez pas d’argument,
il n’y a que de la haine, de l’agressivité quand vous parlez
». Dans la foulée, trois associations, STOP
homophobie, Mousse et Adhéos, ont porté plainte et se sont
constituées parties civiles, estimant que ces déclarations
dépassaient largement le cadre d’un simple désaccord d’idées.
Quelle condamnation pour Dora Moutot ?
Il a fallu attendre plus de
trois ans pour que le tribunal judiciaire de Paris rende son
verdict. Mercredi 20 mai, la 17e chambre correctionnelle a condamné
Dora Moutot pour injure publique envers les personnes
transgenres, considérant que ses propos « réduisent les femmes trans à leur anatomie,
nient leur identité et les présentent de manière générale comme une
menace ». Les juges ont considéré que « les propos tenus réduisent les femmes trans
à leur anatomie, nient leur identité et les présentent de manière
générale comme une menace, ce qui constitue une expression
outrageante ». Ils ont également reconnu que « cette intervention relevait bien de l’injure
en raison de son caractère généralisant et stigmatisant ».
La journaliste a écopé
de 1 000 euros d’amende et doit verser 500 euros de
dommages-intérêts à chacune des associations parties civiles, ainsi
que 2 000 euros de frais de justice. Cette décision a été
saluée par le collectif des associations. Leur avocat, Étienne
Deshoulières, a tenu à rappeler : « Cette décision confirme que le débat d’idées ne saurait
servir de paravent à des propos qui, par leur caractère outrageant,
portent atteinte à la dignité des personnes transgenres en tant que
groupe. Elle rappelle que la liberté d’expression trouve sa limite
dans le respect dû à chaque personne, quelle que soit son identité
de genre ».