DÉCRYPTAGE – Des chercheurs de l’Institut Pasteur ont découvert le mécanisme impliqué dans la survenue des tumeurs mammaires « post-partum ».
C’est un paradoxe encore mal compris. Si le fait d’avoir un enfant a un effet protecteur à l’échelle d’une vie sur le risque de cancer du sein, les dix ans qui suivent une grossesse sont une période sensible. Le risque de tumeur mammaire est alors plus élevé, leur pronostic étant en moyenne plus défavorable. Environ 5000 cancers du sein « post-partum » sont diagnostiqués chaque année en France.
Dans une étude publiée le 18 février dans la revue Nature Aging, des scientifiques de l’Institut Pasteur décryptent pour la première fois le mécanisme en jeu dans la survenue de ces tumeurs. Une avancée qui pourrait ouvrir la voie à l’identification de marqueurs de dépistage des femmes à risque, et à de nouveaux traitements. « Grâce à cette recherche fondamentale, on comprend mieux pourquoi la période post-partum constitue une fenêtre biologique de vulnérabilité pour les cancers de sein », salue Bruno Achutti-Duso, chercheur au centre Gustave Roussy, qui n’a pas participé à l’étude.
Des chercheurs découvrent pourquoi allaiter son bébé protège du cancer du sein
Pour…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 78% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ?
Connectez-vous