Du Canada à la Bretagne, le photographe et réalisateur Finistérien, Bertrand Basset, dévoile son parcours artistique, riche de sens et de curiosité, avec une ambition, celle de créer aujourd’hui, les archives de demain ».
De la mer aux plateaux télévisés
Enfant, Bertrand Basset découvrait les charmes de la baie de Morlaix en pratiquant l’Optimist au sein de Carantec Nautisme (Finistère). Plus tard, c’est à Rennes, qu’il s’installe le temps de ses études en Arts du spectacle et communication. Avant de s’envoler pour un séjour « initiatique » à Montréal (Canada).
À son retour en France, la chaîne de télévision France 2, l’invite a participé, grâce à des fouilles assidues dans les archives de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), à une chronique satirique régulière. Au fur et à mesure, il sera engagé pour réaliser une vingtaine de portraits d’invités de l’émission « dimanche soir », animée par Laurent Delahousse.
Vers le cinéma sur ses terres d’enfance
En 2019, le décès de mes grands-parents m’a interrogé sur la question de la dignité de la fin de vie et du comment partir quand on l’a décidé, amorce-t-il. J’ai alors entrepris la réalisation d’un court-métrage fiction de 12 minutes, baptisé “J’arrive” .
Un film qui aborde la mort de la femme d’Hubert, après 65 ans de mariage, l’homme se retrouve confronté, pour la première fois à la solitude, fatigué et diminué.
La réalisation de ce court métrage s’est faite dans un périmètre de 20 km autour de Morlaix, notamment à Plouigneau et Plougonven, le montage à Carantec, la musique à Lanmeur et la production à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), précise l’auteur. Fière que ce dernier ait reçu plus de vingt prix dans différents pays. »
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L’immersion photographique
Ni une, ni deux… Bertrand Basset enchaîne les projets. Depuis 2024, je me consacre à la photographie. Ainsi ai-je réalisé des portraits de treize adhérents du Groupe d’entraide mutuelle de la rue de Brest à Morlaix, des personnes atteintes de troubles psychiques, annonce l’artiste.
Ces portraits ont ensuite été exposés sur les murs du SEW. Puis, peu de temps après, il s’est aventuré dans une nouvelle expérience atypique : J’ai séjourné pendant une semaine dans l’enceinte de l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Lanmeur pour réaliser des portraits, en couleur, de treize membres du personnel. Car le temps est essentiel. Ces portraits seront exposés au Roudour de Saint-Martin-des-Champs l’automne prochain.
Une idée que l’artiste souhaite poursuivre. Il se plongera dans l’univers de la médiathèque de Plougasnou, prétexte, là aussi, à une exposition sur place à l’automne.
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Films, podcast… Les nouvelles pistes de l’artiste
À son actif, Bertrand Basset a également un film portrait réalisé pour le Musée maritime de Carantec et consacré au Carantécois Ernest L’Hour, le dernier goémonier de l’île Callot, décédé en 2023.
Aujourd’hui, il souhaite proposer ses savoirs faires, aux familles jusqu’aux dirigeants d’entreprises pour des grands entretiens de mémoire. Dirigeant, bénévole, artiste ou grand-parent, je m’adapte et je crée avec vous ce qui doit exister : une photo, un film, un podcast, suggère-t-il.
Une soif de rencontre et de projets qui semble jusqu’ici… Inépuisable.
Contact : 06 43 10 58 60 ou bertrand.basset@gmail.com