Vous incarnez Tristan Pageon, le fiancé de Flore Ravanel (Barbara Probst). Quel genre d’homme est-il ?
Tom Leeb : C’est un rôle qui m’était peu familier, assez sombre. Un personnage que j’ai eu un peu de mal à appréhender à la première lecture tant il me rebutait. C’est un menteur, un manipulateur, un opportuniste. C’est toujours plus pratique d’endosser un personnage qu’on aime bien. Finalement, ce fut une expérience assez jouissive de jouer ce salaud.
Ne peut-on pas lui trouver des circonstances atténuantes ?
En effet, il veut épouser Flore, la fille de Franck Ravanel (Éric Caravaca), un riche entrepreneur local, sur l’insistance de sa mère, Solange Pageon (Guilaine Londez), afin de sauver leur ferme qui croule sous les dettes. En réalité, son coeur bat pour Fanny Daumas (Valérie Karsenti). C’est un type assez faible, soumis à sa mère et à sa maîtresse. Il est assez perdu.
Nous ne sommes pas habitués à vous voir dans un registre aussi sombre. Est-ce votre premier rôle dramatique ?
Non, pas vraiment. Dans la série de TF1 Les Combattantes (diffusée à partir du 19 septembre 2022, ndlr), je jouais un médecin militaire pendant la Grande Guerre. Il est vrai que je suis plus habitué à des personnages solaires et drôles. Celui-ci est de loin le plus détestable que j’ai eu à jouer.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce projet ?
J’ai beaucoup aimé le thème environnemental autour de l’eau, un problème très actuel, mais aussi la question de la quête d’identité, ainsi que la xénophobie. Une sorte de Manon des sources revisitée. Et puis, il y a la formidable nature provençale, qui est un personnage à elle seule !
Avez-vous rencontré des difficultés durant ce tournage ?
Le problème, avec une saga, c’est qu’il faut être capable de mémoriser les liens familiaux entre les différents protagonistes. Au point que j’ai dû demander aux équipes de production de me fournir un arbre généalogique. Par ailleurs, comme l’histoire navigue entre les années 80, voire années 40, et notre époque, il a fallu pratiquement doubler la plupart des personnages, pour les montrer jeunes et plus âgés.
Depuis l’album Bedrock, sorti en 2024, il semble que vous ayez tourné le dos à la chanson et privilégié la comédie…
Oui, absolument. Cela est en train de se faire naturellement. Je n’aime pas dire que je laisse la musique de côté, mais j’accorde du temps à d’autres choses. J’ai envie d’avancer dans mon métier de comédien.
En tout cas, votre carrière d’acteur a le vent en poupe. Vous enchaînez les premiers rôles : après le téléfilm Le Vent des sables (diffusé sur France 3 le 7 septembre 2024), puis Le Livreur de Noël (diffusé sur France 2 le 25 décembre 2024), suivi de L’Or bleu, vous tournez à présent pour TF1 la future série Robin. De quoi s’agit-il ?
D’une adaptation moderne du légendaire justicier de la forêt de Sherwood. J’ai le rôle principal, et je lutte contre les méchants d’aujourd’hui que sont les délinquants en cols blancs et les politiciens véreux. J’ai d’ailleurs eu le plaisir de retrouver Barbara Probst et Valérie Karsenti, mes deux amours dans la série L’Or bleu. On ne se quitte plus ! (Rires)
L’Or bleu, mercredi 27 mai à 21.10 sur France 2