L’intelligence artificielle impacte aussi le tourisme. Hôtels, offices du tourisme et prestataires de loisirs doivent s’y adapter. Mardi, Valais Wallis Promotion a consacré une table ronde à cet enjeu. Ce qui en ressort notamment: les sites web touristiques devront évoluer, parce que les vacanciers utilisent internet différemment.

« Hôtel », « famille », « Nendaz »: pendant longtemps, il s’agissait du genre de mots-clés que les internautes tapaient dans leur moteur de recherche pour trouver un logement dans une destination voulue.

Aujourd’hui, avec ChatGPT par exemple, les habitudes ont changé, de plus en plus de personnes écrivent: « Propose-moi un hôtel adapté à un couple de trentenaires avec un bébé pour la première semaine de juillet. Budget maximal par nuit: 200 francs. » Et cela change tout.

Sans l’intelligence artificielle, les sites les plus consultés s’affichent en premier. Avec l’IA en revanche, ce sont les offres les plus pertinentes, y compris de niche, qui sortiront du lot.

Importance des vidéos

Résultat: les acteurs du tourisme doivent absolument faire connaître leurs offres aux algorithmes. Et pas seulement sous forme de texte, étant donné que les IA se nourrissent aussi de vidéos, comme l’explique au micro du 12h30 Delphine Seitiée, secrétaire générale d’Alp ICT, une plateforme de promotion des technologies numériques.

« Ce qui est important aujourd’hui, c’est d’être sur de l’information qui est quotidienne. Par exemple: une application mobile avec cinq mini-vidéos sur l’actualité du quartier, montées en une minute et postées sur les réseaux sociaux. Cela va être très prisé par l’IA pour pouvoir apporter une information fraîche et authentique. »

Autre changement: l’IA favorisera a priori moins qu’aujourd’hui les géants comme booking.com.

« Si son site web est bien fait, mis à jour, avec un système de réservation en ligne qui soit fiable pour Google, l’agent Google le fera directement », souligne-t-elle.

Finis donc les frais de commission, à moins que les géants comme booking.com paient pour influencer les IA. C’est encore marginal, mais loin d’être improbable.

Romain Carrupt/fgn