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Seule voie d’accès au site, le petit sentier qui serpente la montagne à près de 2000 mètres d’altitude offre une vue impressionnante sur l’amas d’éboulis qui balafre toujours la vallée. Pascal Indermitte soupire: «Pour nous, c’est un désastre financier.» Niché tout au fond du Lötschental, l’Hôtel Fafleralp a échappé à l’éboulement qui a détruit la majeure partie de Blatten il y a une année, le 28 mai 2025. Mais la route qui permettait d’accéder au petit hameau a été détruite. Depuis, les plus de 120 lits de ce bâtiment de bois historique restent vides. Domicilié à Steg, dans la plaine, Pascal Indermitte y passe tous ses étés depuis l’enfance. Il revendique un «lien émotionnel très fort» avec les lieux. Devenu président du Conseil d’administration de l’hôtel et de 270 actionnaires «qui souhaitent surtout conserver le site», l’économiste prévient: «Il a résisté à tout pendant plus d’un siècle mais aujourd’hui il est plus en danger que jamais. Nous investissons beaucoup d’énergie mais nous ne pourrons pas continuer longtemps comme ça.»

De nombreux contrats ont été signés. Plusieurs événements littéraires et musicaux ont été programmés pour l’été. S’il faudra sans doute plusieurs années pour rejoindre le site en voiture, la réouverture de l’hôtel a été agendée au 4 juillet prochain, grâce à l’aménagement d’une route d’urgence prévue pour les cars postaux. Les premiers travaux de remise en état auraient dû débuter ce jeudi. Venus de la vallée mais aussi des pays voisins, la plupart des 22 employés étaient attendus pour le début juin. Mais le 18 mai dernier, l’administration communale a communiqué la fermeture de la route qui mène à Fafleralp et au fond de la vallée. En dessous du Breitlauijoch, le glacier d’Oigschtchummun avance dans la pente. Ces derniers mois, des glissements de terrain ont été observés près du front glaciaire, situé à 2600 mètres d’altitude. Plus bas, l’ancienne route cantonale épargnée par la catastrophe semble menacée.