Evoquée dès le XVIe siècle, la greffe d’organe n’est devenue réalité qu’au XXe siècle, marqué notamment par la première transplantation cardiaque en 1967. En France, 6 034 greffes ont été réalisées en 2024, mais 852 patients sont morts la même année, faute d’organes disponibles.

Comment faire mieux ? Marina Carrère d’Encausse reçoit le Pr Alexandre Loupy, praticien à l’hôpital Necker et directeur de l’institut Paris Transplant Group à l’université Paris Cité. Le médecin revient sur les progrès récents et sur le rôle croissant de l’intelligence artificielle.

Face à « une ribambelle d’informations médicales et technologiques », l’IA devient « un outil compagnon » précieux pour aider à la décision thérapeutique et réduire les risques de rejet. Certains algorithmes permettent déjà de prédire l’avenir du greffon grâce à « un jumeau numérique » du patient, basé sur des millions de données.

Autre piste majeure : les xénogreffes, réalisées à partir de porcs génétiquement modifiés, qu’Alexandre Loupy considère déjà comme « une des grandes révolutions médicales du XXIe siècle ».

« Carnets de santé » – « Transplantation d’organes : des premières greffes aux xénogreffes » par Marina Carrère d’Encausse (28 min) – Radiofrance.fr/franceculture