Le supplément Immobilier du «Temps», réalisé en collaboration avec immobilier.ch, se consacre aujourd’hui à l’intergénérationnalité dans l’immobilier. Et plus particulièrement aux spécificités directement liées à l’âge qui se dessinent lorsque l’on cherche un logement.

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Quand l’étudiante mexicaine a quitté l’appartement genevois où elle vivait depuis trois ans, elle a fondu en larmes. «Elle disait que cette dame était devenue comme sa grand-mère», raconte Virginie Keller, responsable du programme «1h par m2», lancé en 2016 avec le soutien de l’Université de Genève, qui permet le troc d’une chambre contre quelques services. L’histoire pourrait sembler anecdotique. Elle résume pourtant l’esprit d’un modèle qui prend peu à peu de l’ampleur en Suisse romande: la colocation entre jeunes et seniors.

Dans un contexte de crise du logement persistante, particulièrement aiguë autour de l’Arc lémanique, ces cohabitations répondent à plusieurs urgences. D’un côté, des étudiants peinent à se loger à Genève ou Lausanne, où les loyers explosent et le nombre de chambres étudiantes reste insuffisant. De l’autre, des personnes âgées vivent seules dans des logements devenus trop grands après le départ des enfants ou le décès du conjoint.