Des scientifiques du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (l’Empa) ont développé une souris virtuelle. Ce modèle permet de tester de nouveaux principes actifs, comme des médicaments, plus rapidement et en limitant les expériences sur les animaux.

Ce modèle, entraîné avec l’intelligence artificielle (IA), doit servir à tester la diffusion dans l’organisme de l’animal de différents nanomatériaux, utilisés dans la médecine pour transporter des principes actifs, indique l’Empa.

Ces nanomatériaux jouent pour ainsi dire le rôle de facteur, livrant le médicament à l’endroit souhaité dans le corps, sans endommager les barrières protectrices de l’organisme grâce à leur extrême petitesse, complète le Laboratoire fédéral.

Des tests plus rapides

Jusqu’à présent, les essais testant le comportement de ces nanoparticules étaient menés sur des souris vivantes. Mais ces études sur les animaux sont complexes, longues et coûteuses. En outre, elles sont aussi problématiques d’un point de vue éthique, rappelle l’Empa.

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La souris virtuelle conçue par la chercheuse Jimeng Wu permet de réaliser ces tests beaucoup plus rapidement à l’aide de l’IA, souligne l’Empa.

Augmenter la fiabilité

Pour l’instant, cette souris virtuelle demeure toutefois « très limitée ». Seuls 18 articles de qualité évalués par des pairs ont en effet pu être trouvés. Il s’agira maintenant d’alimenter le modèle avec des données d’études supplémentaires afin d’augmenter encore la fiabilité de ses prévisions, note l’Empa.

A l’avenir, ce modèle virtuel pourrait donc non seulement servir d’aide à la décision dans le développement de médicaments, mais aussi sauver des souris de laboratoire. Et, dans une prochaine étape, pourquoi pas créer un modèle virtuel humain.

Sujet radio: Alexandra Richard

Adaptation web: Julie Liardet avec ats