L’accident s’est produit le 28 mai sur le pas de tir de Cap Canaveral, lors d’un essai statique des moteurs, préalable au lancement de 48 satellites Amazon Leo, initialement prévu le 4 juin.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, Blue Origin n’avait pas publié d’éléments sur les causes de l’explosion, qui n’a fait aucun blessé. Elle s’est produite peu après l’allumage des moteurs du lanceur lourd de la société spatiale de Jeff Bezos, lors d’un essai de mise à feu réalisé à l’approche du vol LN-01, son quatrième, prévu le 4 juin. Ce vol devait notamment embarquer 48 satellites destinés à compléter la constellation de satellites en orbite basse d’Amazon, Amazon Leo, qui cible notamment les marchés de la connectivité maritime. Les satellites n’étaient pas à bord au moment de l’explosion. Amazon, qui appartient également à Jeff Bezos, a recours à d’autres lanceurs pour sa constellation, dont Ariane 6.

L’incident a également endommagé les installations de lancement du pas de tir LC-36 de Cap Canaveral, le seul capable de lancer New Glenn (98 m de haut, 7 m de diamètre, 1500 tonnes de masse au décollage), qui pourrait rester cloué au sol New Glenn pendant plusieurs mois, voire davantage selon l’ampleur des réparations. Un coup dur pour Blue Origin, mais aussi pour la NASA : New Glenn est indispensable au déploiement de l’alunisseur Blue Moon Mark 1 dans le cadre du programme Artemis, pour lequel l’agence venait d’attribuer un contrat de 280.4 millions de dollars à l’entreprise.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.