Après une deuxième nuit de violences à Lausanne, les responsables politiques, à gauche comme à droite, appellent d’une seule voix au retour au calme.
En revanche, la découverte de messages à caractère discriminatoire dans des groupes WhatsApp réunissant une cinquantaine d’agents, révélant un racisme systémique présumé au sein de la police lausannoise, suscite des réactions plus contrastées.
Pour le PLR lausannois, parler de racisme systémique ou structurel va trop loin. « Quatre personnalités problématiques ont été identifiées: elles font l’objet de sanctions administratives et d’une procédure pénale qui aboutira ou non à une condamnation. Pour le reste, il est essentiel de rappeler que les policières et les policiers s’engagent chaque jour pour l’intérêt de toutes et de tous », souligne dans le 12h30 sa présidente Mathilde Maillard.
Même prudence à l’UDC. « Les images diffusées sont choquantes, consternantes, parfois affligeantes de bêtise. Elles ne font pas honneur à la police. Mais de là à parler de racisme systémique, je ne suis pas certain que ce soit représentatif de l’ensemble du corps », estime dans le 12h45 le député UDC Valentin Christe.
>> Ecouter le sujet du 12h30 : Tour d’horizon des réactions politiques après la deuxième nuit d’émeute à Lausanne / Le 12h30 / 2 min. / le 26 août 2025
À gauche, le ton est différent. « Nous demandons désormais un audit approfondi de la police lausannoise », insiste dans le 12h30 la présidente du PS lausannois Sarah Neumann. « Une réforme en profondeur passera probablement aussi par une refonte de la formation du corps de police, de la formation initiale au développement de la formation continue. »
Même constat chez Les Vert·e·s. « Nous sommes choqués et abasourdis par l’ampleur des révélations faites par la Municipalité. Mais hélas, pas étonnés: cela fait dix ans que nous dénonçons ce type de comportements au sein de la police », souligne dans le 12h45 Salomé Morand, vice-présidente de la section lausannoise.
De son côté, la Municipalité a précisé lundi vouloir réformer la culture de travail au sein du corps de police. Pour y parvenir, elle entend collaborer avec des associations spécialisées et des experts extérieurs.
>> Les précisions dans le 12h45 :
La classe politique vaudoise sous le choc après la publication du rapport / 12h45 / 2 min. / le 26 août 2025