Une moisson inédite, un ski alpin masculin au sommet, une organisation perfectible: le chef de mission helvétique Ralph Stöckli a dressé un bilan très positif des JO de Milan-Cortina.
Sportivement, ces 2 semaines de compétition furent un rêve pour les dirigeants helvétiques. Avec 23 médailles, l’ancien record de 15 podiums (atteint à 3 reprises en 1988, 2018 et 2022) a été pulvérisé.
En 1988 à Calgary, la Suisse avait décroché 15 médailles (5 en or/5 en argent/5 en bronze) avec 46 titres attribués. En Italie, la moisson fut de 23 médailles (6/9/8) sur 116 épreuves. Une très belle performance malgré l’augmentation des épreuves.
Le chef de mission avait volontairement renoncé à annoncer un objectif chiffré en matière de médailles, mais il avait pris comme référence les derniers Jeux en Corée et en Chine. « Les attentes ont été dépassées, glisse-t-il avec le sourire. Nos athlètes ont réussi à produire leur meilleure performance le jour J. »
Bormio, enclave suisse
Avec 8 médailles et 4 titres sur 5 en ski masculin (plus 2 en ski alpinisme), Bormio est devenue l’espace de 2 semaines une enclave helvétique. Stöckli est logiquement conscient que le pays dépend beaucoup des stars que sont Franjo von Allmen, Loïc Meillard et Marco Odermatt, repartis chacun avec 3 médailles. « Mais pour un petit pays comme le nôtre, c’est normal », juge l’ancien curleur.
Il souligne qu’il y a 4 ans, les 15 médailles avaient été remportées dans 3 sports différents (ski alpin, ski freestyle et skicross), alors qu’en Italie elles ont été réparties dans 9 disciplines (ski alpin, skicross, ski freestyle, ski alpinisme, ski de fond, saut à ski, bob, curling et aerials).
« La promotion du sport fonctionne en Suisse, appuie Stöckli. Mais nous avons des défis particuliers dans les sports d’hiver et devons mettre l’accent sur des offres simples d’accès, afin d’amener les gens vers le sport. » Grâce à leurs performances, les athlètes ont « certainement inspiré beaucoup de monde ». Il n’y a pas meilleure publicité.
ats/tai