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4 juin 2026 à 21h07
Depuis le mardi 2 juin et jusqu’au 20 juillet 2026, le long-métrage La Vie obstinée, réalisé par Carine Tardieu, pose ses caméras en Normandie. Plusieurs scènes sont tournées dans la Manche les jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026, notamment à Barfleur et à Surtainville (Manche). Parmi les acteurs de l’ombre mobilisés pour le projet figure Henri Declercq, moniteur de surf sur la côte ouest du Cotentin.
La vie Obstinée
La Vie obstinée est produite par Karé Productions. Le film bénéficie du soutien de la Région Normandie, en partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée et l’association Normandie Images.
Le casting réunit notamment Benoît Magimel, Léa Drucker et Mélanie Thierry.
L’histoire suit Joseph et Alice, qui viennent de perdre leur fils âgé de 30 ans.
Le couple se retire à la campagne pour tenter de retrouver un peu de sérénité. Mais leur quotidien est bouleversé par l’arrivée d’une voisine lumineuse et déterminée, ainsi que d’un jeune campeur en quête de repères. Peu à peu, la vie les rattrape.
Des planches de surf
« J’arrive le matin, je fournis le matériel à toute l’équipe et ensuite je reste toute la journée sur le tournage jusqu’au rendu des équipements. C’est long, mais très intéressant », raconte celui qui dirige l’école de surf d’Hatainville.
Tout a commencé par un appel téléphonique de l’équipe de production. Celle-ci recherchait des planches de surf pour plusieurs scènes aquatiques.
« Ce qui leur a plu, c’est que je possède des planches rigides. Aujourd’hui, dans les écoles de surf, on utilise surtout des planches en mousse, mais pour les besoins du film ils voulaient des planches en dur », explique Henri Declercq.
Avec un budget limité, la production a trouvé auprès du moniteur le matériel correspondant exactement à ses attentes. Au total, une dizaine de planches ont été mises à disposition du tournage.
Mais sa mission ne s’arrête pas là. Henri Declercq encadre également plusieurs jeunes surfeurs recrutés comme figurants pour les scènes dans l’eau.
Il a également contribué au recrutement de figurants adultes, notamment Gaëlle Fichot et Louis Savary.
Silence sur le plateau !
Durant ces deux journées, Henri Declercq fourni des combinaisons, des chaussons et divers équipements à l’équipe technique.
Habitué à donner des cours sur les plages de la côte ouest, le moniteur découvre cette fois les coulisses d’un plateau de cinéma : « Ça me change de mon quotidien de professeur de surf. C’est une manière de voir un autre milieu. Et puis, pour une fois, je travaille sur la côte est du Cotentin ».
Cette immersion lui permet aussi d’observer l’organisation très particulière d’un tournage.
« Ce qui m’impressionne, c’est la segmentation des métiers. Il y a la régie, les accessoires, les décors, les comédiens… Chaque service a son rôle et fonctionne de manière très autonome. »
Une organisation qu’il avait déjà découverte en 2022 lors du tournage du film Un métier sérieux, qui s’était également déroulé sur le littoral du Cotentin.
« J’ai croisé très rapidement Léa Drucker, mais je suis surtout au contact des équipes qui travaillent autour des scènes aquatiques », indique-t-il.
Des conditions météo difficiles
Prévue initialement à Surtainville le jeudi 4 juin, une partie du tournage a finalement dû être déplacée à Barfleur en raison de conditions météorologiques défavorables : « Il y avait trop de vent sur la côte ouest. L’équipe s’est donc repliée à Barfleur », explique Henri Declercq.
Le tournage continuera le vendredi 5 juin à Surtainville, où une scène autour d’un feu de camp est notamment programmée.
Une sécurité assurée en mer
Pour garantir la sécurité des figurants lors des séquences aquatiques, l’ASES Cotentin, club de sauvetage côtier, a également été mobilisée.
« Nous avons été sollicités pour mettre en place un poste de secours et assurer la sécurité des figurants jeudi et vendredi. Deux sauveteurs sont présents pour surveiller les scènes en mer », indique l’association.
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