La grande coupole qui domine le campus de l’Esplanade vous intrigue ? Sachez qu’il est possible d’aller lui faire un petit coucou. En effet, le Jardin des Sciences propose plusieurs créneaux dans l’année, pour découvrir l’Observatoire strasbourgeois et ses secrets. La preuve, on vous raconte notre immersion dans le monde des étoiles.

On entend souvent parler de l’Observatoire de Strasbourg, connu pour sa grande coupole et sa lunette astronomique. Non seulement il est possible de leur rendre une petite visite sur réservation, mais en plus, il y a bien des choses à découvrir, tant sur l’infrastructure et son histoire, que sur la vie scientifique du lieu.

Pour y voir plus clair dans cette structure pas comme les autres, on a pu compter sur le directeur de l’Observatoire astronomique Pierre-Alain Duc, ainsi que sur la responsable du pôle musées, collections et patrimoine Delphine Issenmann. 

Observatoire astronomique jardin des sciences (35) © Marie Goehner-David / Pokaa

Observatoire astronomique jardin des sciences (49)

Observatoire astronomique jardin des sciences (58)

Pierre-Alain Duc et Delphine Issenmann. © Marie Goehner-David / Pokaa

Le Jardin des Sciences, kesako ?

Au cœur de la Neustadt, le Jardin des Sciences se dessine comme une oasis culturelle, incluant le Planétarium, des musées comme celui de sismologie ou zoologique, ainsi que le Jardin botanique et l’Observatoire astronomique.


On peut y observer planètes et étoiles, savourer le calme des jardins, découvrir des collections patrimoniales… Bref, il s’agit de faire venir les curieux/ses comme les passionné(e)s de sciences, avec des ateliers et visites conçus pour tous les publics.

Et aujourd’hui, on vous montre notre périple dans l’Observatoire ! 

Observatoire astronomique jardin des sciences (54)

Observatoire astronomique jardin des sciences (59)

Observatoire astronomique jardin des sciences (42)

© Marie Goehner-David / Pokaa

L’Observatoire astronomique, un lieu vivant

L’objectif de ces visites, c’est de montrer avant tout un lieu dans lequel la recherche et l’enseignement sont actifs, le tout dans un patrimoine chargé d’histoire. Delphine Issenmann nous explique : « Même s’il est classé au patrimoine mondial de l’Unesco, et qu’on peut y découvrir une collection d’instruments, ce n’est pas un lieu muséal, mais un lieu d’activité scientifique d’envergure ! »

C’est bien ce qui impressionne : derrière ses vieilles pierres se cache du matériel de pointe, avec lequel travaillent pas moins d’une centaine de personnes. Le contraste est déroutant : le bâtiment historique, derrière sa façade imposante, abrite une activité au rayonnement mondial dans le domaine de l’astronomie, en brassant une quantité inouïe de données.

Observatoire astronomique jardin des sciences (21)

Observatoire astronomique jardin des sciences (31)

Observatoire astronomique jardin des sciences (19)

© Marie Goehner-David / Pokaa

La science au cœur d’un patrimoine d’exception

Il faut remonter un peu dans le temps pour comprendre ce qui fait de l’Observatoire de Strasbourg un lieu pas comme les autres. Inauguré en 1881, il s’inscrit dans le projet de l’Empire allemand, qui vise à faire de Strasbourg la vitrine de la puissance germanique.

Dans cette optique, le campus de la Neustadt sort de terre, et notamment l’Observatoire astronomique, dont le bâtiment est conçu pour les besoins spécifiques de la discipline. L’architecture est mise au service de la politique, pour impressionner , mais aussi au service de la science, qui dicte le cahier des charges pour la construction, afin de pouvoir travailler avec les techniques et instruments les plus pointus.

Observatoire astronomique jardin des sciences (22)

Observatoire astronomique jardin des sciences (23)

Observatoire astronomique jardin des sciences (24)

Observatoire astronomique jardin des sciences (26)

Observatoire astronomique jardin des sciences (27)

© Marie Goehner-David / Pokaa

Observatoire astronomique jardin des sciences (7) © Marie Goehner-David / Pokaa

C’est pourquoi l’Observatoire, ce n’est pas juste la coupole, contrairement aux croyances communes ! Au contraire, c’est un véritable ensemble de bâtiments et jardins avec des fonctions définies, reliés par différents passages. Il ne s’agit pas d’un ouvrage unique, mais d’un site à part entière, que les visites proposent d’appréhender.

Observatoire astronomique jardin des sciences (44)

Observatoire astronomique jardin des sciences (34)

© Marie Goehner-David / Pokaa

Terrasse, globe de Coronelli et grande lunette : les points clés de la visite

On démarre la visite avec la nouveauté de l’année : la terrasse à 360 degrés est à nouveau accessible au public. Elle dévoile un panorama entre campus historique, campus de l’Esplanade, quartier de la Neustadt, bâtiments de l’Observatoire et espaces verts. De quoi démarrer en situant bien les choses dans leur contexte.

Observatoire astronomique jardin des sciences (45)

Observatoire astronomique jardin des sciences (43)

Observatoire astronomique jardin des sciences (40)

Observatoire astronomique jardin des sciences (39)

Observatoire astronomique jardin des sciences (46)

© Marie Goehner-David / Pokaa

On découvre aussi d’autres instruments et anecdotes : la chaise du chasseur de comètes qui surveillait le ciel la nuit, des lunettes anciennes, et surtout, le globe de Coronelli, qui date des années 1690.

Son histoire est quelque peu mystérieuse : on ne sait pas comment il a atterri à Strasbourg ! Il s’agit d’un globe céleste représentant le ciel tel qu’on le connaissait à l’époque de Louis XIV. Il a été restauré et surtout implanté dans une scénographie qui permet de le découvrir sans avoir à le manipuler, et donc à l’altérer.

Observatoire astronomique jardin des sciences (17)

Observatoire astronomique jardin des sciences (15)

Observatoire astronomique jardin des sciences (14)

Observatoire astronomique jardin des sciences (16)

Observatoire astronomique jardin des sciences (60)

© Marie Goehner-David / Pokaa

Pierre-Alain Duc, à l’aide d’une tablette, allume la coupole transparente qui surplombe le globe, sur laquelle il projette des détails digitalisés de l’ouvrage… Mais aussi des cartes célestes actuelles, dans lesquelles nos yeux se perdent.

Observatoire astronomique jardin des sciences (11)

Observatoire astronomique jardin des sciences (8)

Observatoire astronomique jardin des sciences (10)

© Marie Goehner-David / Pokaa

On termine par la grande coupole et la lunette astronomique, qui baigne encore dans le jus de l’époque avec son escalier ancien. Un vrai moment hors du temps, pour découvrir cet équipement d’envergure.

« La beauté de l’observatoire, c’est aussi qu’il est fréquenté tant par les professionnels que les amateurs. La SAGFA, association de passionnés d’astronomie en Alsace, aide l’équipe de recherche à maintenir le matériel en fonctionnement, de par son savoir-faire et ses connaissances. C’est une configuration plutôt unique ! », nous explique Pierre-Alain Duc. « Cela permet de faire vivre le lieu. »

Observatoire astronomique jardin des sciences (3)

Observatoire astronomique jardin des sciences (1)

Observatoire astronomique jardin des sciences (55)

Observatoire astronomique jardin des sciences (52)

Observatoire astronomique jardin des sciences (48)

Observatoire astronomique jardin des sciences (47)

© Marie Goehner-David / Pokaa

Alors qu’on arpente une dernière fois les jardins, Delphine Issenmann conclut la visite avec quelques mots. « Au final, c’est un lieu qui fédère. La science, la culture, la découverte, la déambulation, la contemplation : chacun y trouve son compte », dit-elle alors que la nuit tombe, et que les étoiles se lèvent doucement dans le ciel.

Pour réserver, il suffit de cliquer ici !

Observatoire astronomique jardin des sciences (36)

Observatoire astronomique jardin des sciences (6)

Observatoire astronomique jardin des sciences (38)

© Marie Goehner-David / Pokaa