Comment défendre ses idées, en 2026? Une membre du PLR Genève et un activiste climatique confrontent leurs visions et échangent sur les moyens de faire avancer ses convictions politiques dans un épisode du podcast Twist.
Pour Nicolas Presti, 34 ans, act now!, l’organisation au sein de laquelle il s’engage, a notamment un rôle d’amplificateur en tant que mouvement en-dehors des partis politique. « Act now! va mettre en place dans le débat public des idées qui ne sont pas du tout à la mode, comme à l’heure actuelle, le réchauffement climatique et la crise écologique, presque absents de l’agenda politique », déclare cet activiste climatique non-violent.
Estelle Grossmann-Tanari, 34 ans, membre du comité directeur du PLR Genève, se dit sensible à la cause écologiste mais trouve envahissant le nombre d’actions protestataires des activistes climatiques.
Je pense que les premières actions ont permis vraiment d’apporter, peut-être, un certain regard. Maintenant, on est tombé dans une forme de récurrence qui devient trop lourde pour les citoyens
Estelle Grossmann-Tanari, membre du comité directeur du PLR Genève
Pour Nicolas Presti, qui a participé à l’occupation du siège de l’entreprise de vente de carburants Avia au Mont-sur-Lausanne en janvier 2026, l’action non-violente est légitime et doit poursuivre des objectifs.
Il y a une réflexion importante qui va aussi ouvrir au dialogue et mener au dialogue. L’idée n’est pas de dégrader pour dégrader, mais de le faire pour lancer un débat
Nicolas Presti, activiste chez act now!
Estelle Grossmann-Tanari, elle, s’engage politiquement notamment au sein d’un parti, une forme d’engagement que seulement 12% des 15-25 ans estime probable d’adopter, d’après le Monitoring de la jeunesse et de la politique FSPJ 2023. Une proportion équivalente de jeunes (11%) pensent qu’il est probable qu’ils et elles participent « à des actions non autorisées telles que des grèves ou des occupations », et 33% envisagent de participer à une manifestation sur un thème important à leurs yeux.
Une plus grande proportion des jeunes en Suisse estime probable de participer à d’autres activités politiques, comme discuter avec des proches de sujets politiques (65% des 15-25 ans) et voter (67% des 18-25 ans ayant le droit de vote en Suisse), toujours selon cette étude.
Estelle Grossmann-Tanari reconnaît que la politique institutionnelle peut prendre du temps, ce qu’elle explique notamment par la recherche du consensus: « Il y a souvent plus de discussions, et puis ça retarde souvent un petit peu les mises en application des lois », dit-elle. La politicienne n’y voit pas que du négatif: selon elle, en Suisse, « les choses mettent plus de temps à être mises en place, mais quand elles sont mises en place, elles durent dans le temps ».
Faut-il bousculer pour mobiliser? Est-il plus efficace de défendre ses idées à l’intérieur ou à l’extérieur des institutions politiques? Comment s’engager politiquement en 2026 pour se faire entendre ?
>> Ecouter l’épisode du podcast en entier : Twist – Comment s’engager politiquement? / Le Point J / 23 min. / vendredi à 17:00
Grégoire Molle et l’équipe du Twist