« J’ai été réveillé en sursaut à 4 h du matin par un bruit inédit qui a fait fuir mon chat Simba », témoigne, encore étonné, un riverain du quartier de la Croisière, à Avignon. Sa nuit a été chamboulée par une troupe d’étranges personnages moulés dans une combinaison intégrale, engins de pulvérisation en main. S’agissait-il d’un rassemblement matinal de cosplayers fans de Ghostbusters ou d’une paralysie du sommeil ? Rien de cela.

Au petit matin, le tonique quinquagénaire a découvert, dans sa boîte aux lettres, la clé de lecture de ce ramdam. « Intervention spéciale de démoustication. Traitement ciblé contre l’espèce de moustique Aedes albopictus (dit moustique tigre) », était écrit sur le document probablement glissé là quelques jours plus tôt.

Le risque du cluster

Cette opération surprenante, qui consiste à vaporiser à grande échelle du produit anti-moustique, a été menée par les techniciens de l’Entente interdépartementale pour la démoustication (EID Méditerranée). L’organisme est mandaté par l’Agence régionale de santé (ARS) lorsqu’un cas de maladie transmise par les piqûres de moustique (dengue, chikungunya ou Zika) est signalé dans un quartier.

En ce qui concerne le pâté de maisons …