Porté par le député et ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, le texte de loi, adopté hier par le Sénat, confère une nouvelle mission aux pharmaciens, qui pourront ainsi, « dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de prévention du risque cardio-neuro-vasculaire. »

La proposition de loi intègre également le repérage de ce risque par les pharmaciens, au moyen des rendez-vous de prévention aux âges clés de la vie. Cette évaluation clinique et biologique devra prendre en compte « les déterminants propres au risque cardio-neuro-vasculaire des femmes » et sera l’occasion pour le pharmacien de sensibiliser le patient aux multiples facteurs de risque comme le tabagisme, l’excès de consommation d’alcool, l’alimentation ou encore la sédentarité. 

Dégoupiller une « bombe à retardement » sanitaire 

Le texte repart ce mercredi 10 juin à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture. Il fait l’objet d’une procédure accélérée, permettant de diminuer les étapes vers son adoption définitive. Objectif : réduire la deuxième cause de mortalité des Français après les cancers, à l’origine de 140 000 décès annuels.

Mais aussi réduire les dépenses : d’après les estimations du ministère de la Santé, une stratégie renforcée de prévention « pourrait générer entre 800 millions et 1,2 milliard d’euros d’économies par an. »