Des images d’ours circulant dans plusieurs villes japonaises ont fait le tour de la planète. Les plantigrades ont fini d’hiberner depuis plusieurs semaines et sèment la panique, après un triste bilan déjà l’an passé.
Les autorités nippones ont enregistré 50’000 signalements d’ours d’avril 2025 à mars 2026. Au total, 14’000 bêtes ont été capturées puis abattues sur cette période. Les mises en garde se multiplient, car ces animaux sauvages ont tué 13 personnes et blessé 225 autres en un an.
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Si les ours s’égarent dans les zones habitées, c’est en raison de la démographie de l’archipel, explique dans La Matinale le professeur Koji Yamazaki de l’Université agricole de Tokyo.
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« Le déclin et le vieillissement de la population font que des communautés sont moins habitées ou disparaissent », indique-t-il. « Davantage de terrains autrefois cultivés sont laissés en friches. Par exemple, d’anciens vergers de pommiers sont abandonnés, mais il reste encore quelques arbres, et c’est une aubaine. Par conséquent, la répartition des ours suit une évolution contraire à celle de la population. »
Le chemin est encore long
Avec un espace de liberté moins délimité, faute d’entretien par les humains, les ours arrivent jusqu’en ville. Les environnements délaissés doivent être repris en main pour qu’ils repartent.
« C’est un phénomène qui a pris en réalité 20 ans. Il sera donc difficile de revenir tout de suite à zéro accident; mais avec une vraie détermination et du temps, il est certain qu’on peut y parvenir », estime Koji Yamazaki.
En attendant, la prudence, les clochettes et les sprays anti-ours sont recommandés.
Karyn Nishimura/ami