N’entre pas qui veut dans les coulisses du Hellfest. Au festival de musiques extrêmes, dont la 19e édition se déroulera du jeudi 18 au dimanche 21 juin 2026 à Clisson, près de Nantes, les coulisses sont bien gardées. Impossible, pour le staff, de laisser découvrir l’autre facette du festival, depuis le backstage. Trop de demandes, y compris pendant le montage du site.
Montage de la cathédrale du Hellfest, à Clisson. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE
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Montage de la cathédrale du Hellfest, à Clisson. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE
Guidés à travers les coulisses
À cet égard, les anciens de Clisson bénéficient d’un traitement de faveur. Chaque année, avant l’arrivée des festivaliers, une soixantaine de seniors sont invités à découvrir le site pendant que la fourmilière s’affaire au montage des nombreuses structures qui font la vie du festival.
C’était le cas ce jeudi 11 juin. Pendant une bonne heure, les groupes ont été guidés par les organisateurs à travers les coulisses, par l’entrée des artistes, jusqu’au site réservé au public, dont l’installation est bien avancée. Difficile, surtout quand on n’a jamais posé un orteil dans l’enceinte du festival, de ne pas se laisser séduire la beauté des structures en métal rouillé, ciselé, traité comme de la dentelle. Vain de vouloir résister au charme des œuvres des plasticiens qui peuplent le site.
Passage des visiteurs devant la statue de Lemmy Killmister. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE
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Passage des visiteurs devant la statue de Lemmy Killmister. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE
« C’est tellement beau »
La vanité argentée de Philippe Pasqua, qui trône devant la cathédrale, et la statue de Lemmy Killmister de Caroline Brisset ont tapé dans l’œil de Yannick et Roselyne, un couple qui fréquente le site hors festival. On aime, ça fait une belle balade quand on reçoit la famille. La vanité fait aussi partie des préférences d’Isabelle, elle aussi adepte des balades sur site, avec ses petits enfants, hors festival. C’est tellement beau, j’adore, souffle cette femme de 68 ans, admirative de l’arche de Jimmix, marquant l’entrée du royaume du muscadet, avec sa singulière interprétation de la Cène, posée sur le sommet de deux troncs de séquoia.
Ghislaine a apprécié la toute nouvelle statue d’Ozzy Osbourne, de Philippe Pasqua, qui sera inaugurée avec la famille, jeudi 18 juin. Une statue que personne n’est autorisé à prendre en photo, pour garder la surprise aux festivaliers », explique Éric Perrin, chargé de la communication de Hellfest productions.
Visite guidée pour soixante retraités de la ville de Clisson. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE
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Visite guidée pour soixante retraités de la ville de Clisson. | FRANCK DUBRAY / OUEST FRANCE
« Jamais vu un phénomène comme ça »
Mais ce qui a marqué le plus les visiteurs, c’est l’immense énergie déployée pour construire cet univers chéri des festivaliers. Cette ruche qui s’affaire pour que tout soit impeccable : C’est énorme ! Je n’ai jamais vu un phénomène comme ça, s’exclame Nicole, du haut de ses 82 printemps. Tout m’impressionne, et surtout le travail qu’ils font, c’est fou et c’est joli ! dit-elle, en pontant l’arbre de Jean-François Buisson, emblématique depuis 2012.
Du côté des hommes, on admire la démesure. Les 4 km de pipeline qui acheminent la bière jusqu’aux vingt bars du site. On s’étonne que le bar à muscadet puisse abriter un semi-remorque dans le ventre de son tonneau géant pour délivrer, à chaque édition, quelque 17 000 litres du vin blanc local. Michel, lui, a écarquillé les yeux devant l’alignement des groupes électrogènes qui alimentent les scènes en fonctionnant avec de l’huile végétale. Ça m’a impressionné », confesse-t-il.
C’est inattendu, mais plusieurs de ces visiteurs sont festivaliers. Comme Marie, qui s’y offre une soirée tous les ans, seule, sauf l’an dernier ». Fidèle, et jamais lassée, elle a adoré la visite : Le festival, on ne le voit jamais comme ça !