Binche n’accueillera toutefois l’équipe qu’une seule journée. Difficile donc de savoir quels membres du casting fouleront les allées du Parc communal. Ces dernières semaines, la production avait déjà posé ses caméras à Couthuin avant de poursuivre son périple en Brabant wallon.
Cette nouvelle escale confirme en tout cas l’attrait grandissant de la Belgique pour les productions françaises. Grâce notamment au mécanisme du tax shelter, qui offre des avantages fiscaux aux investisseurs dans l’audiovisuel, de nombreux tournages traversent désormais la frontière. Un système qui semble porter ses fruits. Lors de son dernier bilan, Wallimage, le fonds économique dédié au cinéma et aux industries créatives en Wallonie, faisait état d’un taux de retombées économiques de 769 % pour l’ensemble de ses activités.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Binche séduit les cinéastes. Sa gare, unique en Belgique avec celle d’Anvers par son architecture monumentale, a déjà servi de décor à plusieurs films et séries.
Les amateurs de cinéma auront d’ailleurs de quoi se réjouir dans la région. Hasard du calendrier, les caméras ne quitteront pas le Centre après le départ des Profs 3. Dans les prochains jours, Écaussinnes accueillera à son tour le tournage d’un film d’époque réunissant notamment Ludivine Sagnier, Louise Bourgoin et Thibault de Montalembert.
La Ville de Binche prévient toutefois que cette journée de tournage entraînera plusieurs perturbations de circulation et de stationnement aux abords du Parc communal entre le jeudi 11 juin au soir et le vendredi 12 juin en fin de journée, notamment rue Haute, rue Saint-Moustier, sur le parking Saint-Paul et sur une partie de la Grand-Place. Un petit prix à payer pour voir la cité du Gille apparaître, même brièvement, sur grand écran.