Directeur des équipes nationales à l’ASF, Pierluigi Tami était l’invité de La Matinale ce vendredi. Après le coup de gueule de Granit Xhaka, le Tessinois estime que l’équipe nationale suisse est en progrès et prête à défier le Qatar, samedi (dès 21h00 sur RTS 2).
« On a envie que ça commence, on est impatients », s’exclame Pierluigi Tami. Pour avoir vécu la Coupe du monde 2022 et l’Euro 2024 avec cette escouade, le Tessinois sait ce qu’un tel événement représente. « Cela suscite de grandes émotions, pas seulement chez les joueurs et le staff, mais aussi chez nos fans, relève-t-il. On veut répéter les bonnes performances réalisées lors de la campagne de qualification. »
Brillante depuis deux ans, après un Euro réussi (élimination aux tirs au but contre l’Angleterre en quarts), la troupe de Murat Yakin entend donner sa pleine mesure dès samedi face aux Qataris. « Je suis optimiste par rapport à ce que j’ai vu, reprend Tami. Cela fait 20 jours qu’en tous ensemble, 24 heures sur 24 et on n’a qu’une envie: commencer ce Mondial. Nous avons eu besoin de temps pour trouver notre rythme, en raison de la chaleur et du décalage horaire, mais ces derniers jours il y a une vraie progression dans l’intensité et la qualité des entraînements. »
Cette équipe a déjà vécu de grands événements, elle a une certaine expérience, et c’est bien de rêver, mais il s’agit aussi d’être réalistes…
Pierluigi Tami, directeur des équipes nationales à l’ASF
Une nouvelle rassurante après le coup de gueule de Granit Xhaka. « S’il a tenu de tels propos, c’est sans doute parce qu’il a vu qu’on n’était pas au niveau qu’on souhaitait, mais il était également concerné par ce manque d’intensité », tient toutefois à souligner le directeur des équipes nationales.
Vice-champion d’Europe en 2011 à la tête des M21 helvétiques, Pierluigi Tami est de ceux qui ont décomplexé la Suisse. Mais il n’entend toutefois pas la voir trop belle au moment de se lancer dans ce Mondial 2026. « Cette équipe a déjà vécu de grands événements, elle a une certaine expérience, et c’est bien de rêver, mais il s’agit aussi d’être réalistes; oui, on peut rejoindre les quarts de finale, mais on sait aussi que c’est plus difficile que par le passé, car dans une Coupe du monde à 48 équipes, cela nécessite de remporter un match de plus encore. »
Conscient que « si elle ne passe pas en 16es, la Suisse aura raté l’événement », Tami concède surtout avoir encore en travers de la gorge le 8e de finale raté il y a 4 ans contre le Portugal. « Alors, aller en quarts et retrouver les Portugais, avec une équipe mieux préparée et un staff très professionnel, ce serait une belle affiche », sourit le Tessinois.
Interview de Delphine Gendre (adaptation web: ace)
L’invité de La Matinale (vidéo) – Pierluigi Tami, directeur des équipes nationales de football / La Matinale / 15 min. / aujourd’hui à 07:00